Comme annoncé hier, le sprinter mauricien Fabrice Coiffic entre en piste au stade olympique de Londres, ce matin à partir de 10h, pour les préliminaires du 100 m hommes. Cette phase qualificative qui précède le 1er tour réunira uniquement dans sept séries les concurrents ne s’étant pas qualifié à travers les minima. « Comme moi, ils ont tous bénéficié d’une invitation », précise l’athlète mauricien.
En fin de matinée d’hier, il nous était encore impossible de connaître le mode de qualification qui était retenu pour passer au 1er tour. Mais de toute évidence, ce sont seulement les meilleurs qui seront qualifiés pour ce 1er tour, auparavant connus comme les quarts de finale.
Interrogé hier, Fabrice Coiffic est d’avis que le mode de qualification de ces préliminaires sera très restreint, mais qu’il abordera sa course le moral haut. « Peu importe la série dans laquelle je me retrouve, je suis venu ici pour réaliser un bon chrono. J’attends ma course avec l’objectif d’atteindre le 1er tour », dira-t-il.
Crédité de 10”55 cette année, Coiffic dit détenir un record personnel de 10”40 (vent régulier) réalisé l’an dernier en demi-finales aux Jeux d’Afrique de Maputo et se dit convaincu que s’il court aujourd’hui sous les 10”40, il a toutes les chances d’accéder au 1er tour.
« C’est largement possible et c’est le chrono que je recherche suivant le travail que j’ai effectué ces trois dernières semaines. On ne s’est concentré que sur le 100 m dès l’instant que j’ai appris que ce sera ma seule course à Londres. Il me reste à tirer profit de tout cela. »
Avec Éric Milazar, qui l’a accompagné à Londres en tant que coach, Fabrice Coiffic s’est entraîné en toute quiétude dans un petit stade situé pas loin du stade olympique. Mais la qualité de la piste du type Mondo est néanmoins moins bonne que celle du stade olympiques de Londres qui est du type identique.
Seul souci : le vent. « Souffle-t-il de manière favorable ou défavorable ? On ne le sait pas encore. Mais si toutes les conditions sont réunies et si le vent n’est pas contraire, ça devrait aller. J’ai juste besoin d’avoir une bonne réaction et d’une bonne mise en action pour réussir ma course. En tout cas, les organisateurs ont dû tout faire pour limiter l’effet du vent en construisant le stade », estime le sprinter.
Hier, il devrait découvrir pour la première fois le stade olympique lors d’une visite avec Annabelle Lascar (800 m), Éric Milazar et le responsable de l’équipe, Claude Duval.