L’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA) veut mieux faire que lors des Jeux de la Francophonie tenus à Nice (France), en 2013, et au cours desquels Guillaume Thierry (décathlon), Jessika Rosun (javelot) et Jonathan Permal (200m) avaient tous décroché une médaille de bronze. L’objectif cette année, selon le responsable de la commission technique nationale, Joël Sévère, est de faire mieux qu’une médaille de bronze et pourquoi pas, a-t-il affirmé avec optimiste, une médaille d’or. Afin de se mettre dans les meilleures conditions pour aller chercher ce résultat, l’AMA a pris la décision d’organiser un stage résidentiel de neuf jours (3 au 11 juillet), au Villa Caroline à Flic-en-Flac. Un stage au cours duquel les sélectionnés seront accompagnés des entraîneurs Joël Sévère, Jacques Ramtanon et Eric Milazar et de Nathalie Narain, secrétaire de la fédération, laquelle agira come chef de délégation. À noter que ces derniers accompagneront la sélection à ces Jeux de la Francophonie.
Cette année, ils sont nombreux les athlètes à avoir eu l’occasion de participer à des stages-compétitions en Afrique du Sud, aussi bien qu’à Nancy en France et même en Allemagne. Sans compter que Jonathan Drack s’entraîne déjà en France et qu’Aurélie Alcindor et Orwin Emilien se préparent eux aux États-Unis, là où ils ont obtenu une bourse sport-études. Après avoir profité des conditions optimales à l’étranger, l’AMA a voulu reproduire ce même cadre de préparation à l’issue d’un stage résidentiel de neuf jours à Flic-en-Flac, et ce, même si quelques-uns des sélectionnés se trouvant à l’étranger ne seront pas présents, à l’image de Jonathan Drack ou encore de Joanilla Janvier, laquelle est déjà rentrée à Toulouse en France, au lendemain des championnats nationaux seniors de samedi dernier.
Entraînement non bousculé
Les autres sélectionnés seront eux bien présents et selon Joël Sévère, ce stage résidentiel ne pourra que leur faire du bien. « L’idée c’est de d’abord rassembler tout le monde pendant ces quelques jours. Nous avons aussi voulu récréer cet environnement dans lequel nos athlètes ont pu se préparer pendant un mois à Nancy. Ce stage nous a été grandement bénéfique et nous sommes d’avis que celui de Flic-en-Flac le sera aussi en vue de notre préparation aux Jeux de la Francophonie », a-t-il fait remarquer. Les entraînements, a-t-il ajouté, se feront au stade Maryse Justin à Réduit selon le programme déjà établi par les entraîneurs des différents athlètes sélectionnés. « Nous n’allons rien bousculer. Certains pourraient s’entraîner à la raison de deux fois par jour, alors que d’autres se contenteront d’une seule séance selon leur programme d’entraînement », a fait ressortir Joël Sévère.
Ce dernier a ajouté que la fédération avait, dans le passé, déjà fait une demande auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports pour que les sélectionnés puissent bénéficier d’un repas entre les deux entraînements, mais cela n’avait pas abouti. « Comme je le dis souvent, il est très important pour un athlète de haut niveau de profiter d’une bonne nutrition. Cela a été le cas lors de nos déplacements en France, mais pas chez nous à Maurice. Nos athlètes seront cette fois bien encadrés à l’issue de ce stage résidentiel qui, je pense, bénéficiera en partie du financement du ministère. Au moins, nos athlètes pourront enfin manger équilibrer avant de mettre le cap sur Abidjan », a-t-il précisé.  
Une meilleure récupération
Un kinésithérapeute et un masseur seront aussi présents à ce stage et, selon Joël Sévère, c’est le kiné Davind Mauree, lequel travaille avec la fédération depuis les Jeux des îles de l’océan Indien de 2015, à La Réunion, qui suivra les sélectionnés. En revanche, pour ce qui est du masseur, la fédération n’a pas encore finalisé son choix. « La présence d’un kinésithérapeute et d’un masseur est un élément très important dans la préparation d’un athlète de haut niveau. Car cela nous permet de soigner le moindre pépin qui peut se transformer en une blessure », a-t-il indiqué. Joël Sévère se réjouit aussi que ce stage aidera les entraîneurs à mieux contrôler la récupération de leurs athlètes. « Le fait que les athlètes résideront tous à l’hôtel permettra une meilleure récupération. Cela aidera aussi les athlètes à être beaucoup plus performants que s’ils étaient restés chez eux. »
D’autre part, Joël Sévère a ajouté qu’une compétition test aura lieu le 8 juillet à Réduit, à quelques jours du grand départ pour Abidjan. À ce stade, il a trouvé les athlètes très déterminés en vue de ces Jeux de la Francophonie où l’objectif sera de faire beaucoup mieux que les Jeux de 2013 à Nice. Selon lui, les sélectionnés ont le potentiel et les qualités pour marquer le coup en Côte d’Ivoire. « On connaît tous l’enjeu. J’ajouterai que les athlètes sont encore plus motivés après avoir appris que leur pension de retraite sera calculée par rapport au nombre de médaille d’or obtenu lors des compétitions de cette envergure. Je peux donc avancer que c’est une bonne nouvelle. L’objectif est de faire mieux qu’à Nice et d’essayer de changer le bronze en médaille d’argent et pourquoi pas en or », a-t-il conclu.