La nouvelle est tombée au courant de la semaine écoulée,  la veille du départ des athlètes – jeudi – pour un stage de préparation de dix jours au CREPS de Nancy, en France, en marge des 7es Jeux de la Francophonie (du 7 au 15 courant). La sprinteuse Mary-Jane Vincent n’a pas fait le déplacement et ne participera pas à ces Jeux. L’AMA ayant pris la décision de l’évincer en raison de son absence à deux compétitions et aux entraînements de l’équipe du relais.
Week-End a d’abord contacté Mary-Jane Vincent, hier en début d’après-midi, afin d’en savoir plus sur la situation. Elle a déclaré avoir été très surprise d’apprendre, la veille du départ de la sélection pour Nancy, qu’elle avait été retirée de la sélection nationale. « Je suis déçue et en colère de la façon dont une athlète de mon niveau ait été traitée par la fédération », a-t-elle déclaré. Selon elle, « à mercredi, je ne savais pas que j’avais été retirée de la sélection. »
C’est en téléphonant au secrétaire-général de l’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA), nommément Vivian Gungaram, qu’elle dit avoir appris la nouvelle. « J’ai appelé Vivian Gungaram pour lui dire que je ne me sentais pas prête physiquement pour participer aux Jeux de la Francophonie. Il m’a dit: Aucun problème. De toutes les façons, on t’a retirée de la sélection. Il a poursuivi en demandant: Tu sais pourquoi ? Je lui ai dit que c’est peut-être parce que je n’ai pas participé à la dernière compétition de dimanche dernier (Ndlr: Bambous). Car tous les sélectionnés devaient y être présents. Il m’a répondu: Oui, c’est pour cela. J’ai dit OK et on a raccroché », a fait ressortir Mary-Jane Vincent.
Cette dernière s’est dit très déçue de la tournure des événements et a affirmé que la décence aurait voulu que la fédération lui communique cette décision et non qu’elle l’apprenne après avoir pris contact avec un membre. Elle a ajouté que depuis son retour du High Level Sports Centre de la International Association of Athletics Federation de Kingston, en Jamaïque, en juillet dernier, elle souffrait des douleurs sciatiques. « Je ne pouvais m’entraîner comme il se doit et malgré cela, j’ai poursuivi ma préparation. J’ai tout essayé et à la fin, j’ai constaté que je ne pouvais plus supporter ces douleurs. C’est pour cela que je n’ai pas fait la compétition de dimanche dernier et aussi que j’ai appelé pour dire que physiquement je n’étais pas prête pour participer aux Jeux de la Francophonie », a-t-elle fait remarquer.
Il convient de souligner que la bourse de Mary-Jane Vincent pour poursuivre sa préparation dans le centre de haut niveau de Kingston a été renouvelée. Toutefois, elle a indiqué qu’elle ne sait pas si elle partira et dit attendre une décision de la fédération à ce sujet.
Pour sa part, Vivian Gungaram a expliqué que la fédération a pris cette décision après réflexion. Selon lui, tous les présélectionnés aux Jeux de la Francophonie devaient être réguliers aux entraînements et participer également aux compétitions programmées par la fédération à cet effet. « Mary-Jane Vincent n’a pas participé aux deux dernières compétitions prévues pour les 17 et 25 août et n’a même pas informé la fédération de son absence. Qui plus est, elle n’a pas participé aux entraînements de l’équipe du relais. Après son absence du 25 août, nous en avons discuté au niveau de la fédération et même avec l’entraîneur Nanda Chinapayel et nous nous sommes dit que ce n’était pas possible », a fait remarquer Vivian Gungaram.
Vivian Gungaram a ajouté que la sprinteuse l’a appelé mercredi pour lui faire part de sa décision de ne pas participer aux Jeux de la Francophonie. « Je pense qu’elle a eu vent de la décision qui avait été prise. Elle m’a dit: J’ai quelque chose à vous dire. Je ne participerai pas aux Jeux de la Francophonie. Je lui ai répondu: Nous avons également pris la décision de te retirer de la sélection dans la mesure où une athlète sélectionnée dans l’équipe du relais ne peut se permettre de ne pas venir aux entraînements », a conclu Vivian Gungaram.