Cela se confirme que c’est bien la sprinteuse Aurélie Alcindor qui représentera le pays aux prochains Jeux Olympiques de Rio (5-21 août). Elle a été désignée par l’Association mauricienne d’athlétisme (AMA) au niveau féminin et rejoint donc le triple sauteur Jonathan Drack et le marathonien David Carver, qui ont eux réalisé les minima qualificatifs chez les hommes.
Pour l’AMA, il ne fait pas de doute que la sprinteuse mérite d’aller à Rio, ayant affiché de meilleures dispositions tant au 200 m qu’au 400 m qu’aucun autre athlète mauricien qui engagé à d’autres épreuves aux Championnats d’Afrique disputés du 22 au 26 juin à Durban.
« Avant cet événement, on avait bien précisé que seules les performances seront déterminantes. Aurélie Alcindor a rempli son contrat en améliorant ses performances aux 200 et 400 m, bien qu’elle n’ait pas atteint la finales des deux épreuves. Elle pourrait encore faire mieux à Rio. Donc, c’est elle qu’on a choisi », a déclaré avec satisfaction le président de l’AMA, Vivian Gungaram.
Le mercredi 22 juin à Durban, Aurélie Alcindor termina 5e de sa série du 400 m pour réaliser son chrono le plus rapide en 54″93, ratant de peu sa place en demi-finales prévue le même jour. Trois jours après, le samedi 25 juin, elle atteignit les demi-finales du 200 m, terminant 4e en 24″23. Lors des séries disputées le matin, elle avait terminé 3e en 24″42. On avait dit que ce chrono pourrait être son billet pour Rio, puisque l’AMA, faute de qualifiée par voie de minima, devrait désigner une représentante selon le critère d’universalité, et c’est ce qui est arrivé.
Cela dit, on imagine que cette 20e édition des Championnats d’Afrique desquels les athlètes mauriciens sont rentrés les mains vides, sans avoir trusté la moindre médaille, a été une grande déception pour l’AMA. Cela n’était jamais arrivé depuis l’édition tenue en 2000 à Alger. Et ce bilan désastreux force l’association à trouver des solutions pratiques. C’est ainsi qu’elle compte avoir recours à l’expertise d’un coach étranger pour l’entraînement, nous dit Vivian Gungaram.
« Des pourparlers en ce sens avaient déjà été entamés avant Durban avec le MJS en vue de 2019, l’année des 10es Jeux des îles. Il faut impérativement rectifier le tir car on constate que les athlètes stagnent et ne progressent plus. Nous en avons parlé lors du débriefing. On en a aussi déjà parlé avec le TFES. Donc, tout a été enclenché. Il faut agir et vite. »
L’association compte prendre le sujet dans le fond très prochainement en organisant une rencontre élargie à toutes les parties et instances concernées, la presse incluse, indique son président. Cette situation est à la fois assez paradoxale et rend même perplexe en comparaison avec les athlètes étrangers pensionnaires du Centre international d’athlétisme de Maurice (Ciam) qui, eux, progressent pratiquement chaque année.
À l’image du Lesothan Mosito Lehata, vice-champion d’Afrique du 100 m à Durban avec 10″04, de la Burkinabée Marthe Koala, vice-championne du 100 m haies en 13″36 et à l’heptathlon (5 952 pts), de la Swazilandaise Phumlile, 3e de sa série du 200 m (23″67) et 5e de la finale du 100 m (11″46), de la Ghanéenne Janet Amponsah, 1re de sa série du 200 m (23″76), 2e de sa demi-finale (23″54) et 5e de la finale (23″45), de la Béninoise Pascaline Adanhoegbe, médaillée de bronze au lancer du javelot avec 54,88 m, et de la Ghanéenne Vivian Mills, 4e de sa série du 400 m (54″79) et 7e de sa demi-finale en 53″87.
Les sprinters Jonathan Permal et Julien Meunier évoluent au Ciam.