Les compétitions d’athlétisme qui ont débuté hier ont permis aux sprinters Jean-Daniel Lozereau et Véronique Raboude de se qualifier pour les finales du 100 m hommes et 400 m dames prévues cet après-midi. Ils devaient être en piste tout comme Dylan Permal, lui engagé en finale du 400 m haies. De ce trio, Lozereau pourrait créer la surprise en décrochant une médaille sur un plateau fort relevé.
Cette première journée n’aura pas trop mal débuté pour les athlètes mauriciens. D’autant que Lozereau s’est imposé dans la 3e série en 10″71 (vt +1,4 m/s), frôlant d’un centième le vieux record national cadets détenu depuis le 8 juin 1997 par Nicolas Hogan. Les deux premiers et les deux meilleurs temps des séries sont retenus pour la finale.
Avec le 4e meilleur temps qualificatif, Lozereau partira du 5e couloir. Il peut viser tout au moins la 3e marche du podium s’il parvient à se surpasser. Cette finale du 100 m s’annonce de haute facture, le Sud-Africain Ronald Rakaku et le Zimbabwéen Syndey Siame ayant couru hier en 10″49 et 10″51 (vt +0,6) pour remporter leur série respective. Derrière eux se placent un 3e concurrent crédité de 10″64, puis Lozereau qui est suivi du Seychellois Dylan Sicobo (10″85), du Kenyan Pius Muya (10″89) et de deux autres qualifiés en 11″01 et 11″03. Hier, Lozereau a enlevé sa série devant le Seychellois Sicobo, qui réalisa un nouveau record national de sa catégorie et le Kenyan Muya.
De son côté, Véronique Raboude s’est retrouvée dans la série du 400 m la plus rapide des deux. Troisième de la seconde série, elle y a terminé 3e en 58″10, signant son record personnel. L’Éthiopienne Genet Lira Dobamo s’est avérée inaccessible en s’imposant en 53″30 loin devant la Zimbabwéenne Yvonne Vanhuvaone (58″10). La Nigériane Odidiong Odiong et la Botswanaise Galefele Moroko ont dominé la première série en 54″60 et 56″20. La finale risque d’être encore plus rapide cet après-midi.
Hier toujours, le Mauricien Bryan Tonta a dû se contenter d’une 7e place en finale du saut en longueur hommes. Il réalise un bond de 6,52 m, assez loin de sa marque personnelle qui se situe dans les 6,87 m. La médaille d’or est revenue à l’Algérien Yasser Mohamed Priki, crédité de 7,63 m, contre 7,24 m au Nigérian David Ejumeta et 7,23 m au Marocain Mouhcine Khnoua.
La sprinteuse mauricienne Emilie Agathina ne s’est pas qualifiée pour la finale du 100 m dames. Elle a été éliminée en terminant 5e de la 2e série en 12″87 (vt +2,0 m/s), se faisant devancer par notamment la Namibienne Khistine Krugger, qui s’imposa en 12″51 devant la Congolaise Michèle Mboyi Felix (12″60). La Nigériane Mercy Ntia-Obong signa le temps le plus rapide dans la 3e série en 11″93 (vt -0,6 m/s).
Après la réunion technique tenue mardi, le comité d’organisation n’était toujours pas en mesure de décider du nombre d’athlètes qui seraient placés dans chaque épreuve en raison du fait que certains pays étaient contraints de n’engager qu’un seul athlète par épreuve, contre deux accordés à d’autres pays. Résultat : aucune liste de départ n’était disponible à hier matin.
Mais la situation s’est décantée dans l’après-midi. La direction des compétitions a décidé d’engager un athlète par épreuve par pays, ce qui donne lieu à des demi-finales directes. Par contre, la tenue d’une finale B a été acceptée pour favoriser la participation des 2es représentants des pays dans leur épreuve.
Cela dit, la sélection mauricienne reste combative à souhait, d’autant que la compétition accueille les meilleures nations africaines venant notamment du Mahgreb, comme l’aura constaté la responsable de la délégation, Marielle Coiffic. « Elles sont toutes là, y compris le Nigeria, et le niveau est assez relevé. Les jeunes sont tous prêts avec l’envie de relever le défi, surtout en voyant que d’autres sportifs mauriciens ont déjà remporté des médailles dans cet événement. Donc, ils veulent eux aussi leur part du gâteau. S’ils se donnent à fond, ils peuvent réaliser des podiums. »