Mauricien et Réunionnais se sont partagé les honneurs samedi lors du duel interîles annuel minimes disputé au stade de Bambous. Si les visiteurs se sont révélés supérieurs en féminin, les jeunes athlètes locaux ont bien réagi en s’offrant au final la palme masculine et combinée.
Ce match a gardé tout son suspense jusqu’au bout lors des deux dernières épreuves masculines, à savoir le saut en hauteur et le 800 m. La cause était déjà entendue en féminin, où La Réunion avait accentué son avance à 24 pts en remportant in extremis le 800 m par l’entremise de Marjolaine Pierre, qui domina sur le fil Joanne Céline en 2’38″21 contre 2’38″62. Cela dit, il ne restait plus à l’équipe masculine mauricienne qu’à se surpasser pour espérer décrocher l’autre trophée et celui du classement combiné qui restait également à sa portée.
C’est ainsi que dans l’épreuve de saut en hauteur, Cédric Cerdor franchit une barre à 1,75 m contre 1,69 m au Réunionnais Alexis Quest. Cette performance en particulier lui valut le titre de meilleur athlète masculin de la compétition. Il précéda au classement Adrien Gaspard, qui enleva avec autorité le 800 m en 2’11″0 et Warren Clair, vainqueur du saut en longueur avec un bond de 6,12 m.
Giovanny Devalet, qui assurait l’encadrement de l’équipe mauricienne avec Jennifer Perrine (Rodrigues), n’avait aucun doute sur la victoire des garçons, « où il existe un bon potentiel. » Par contre, « notre faiblesse se situe toujours chez les filles. Même si elles se sont surpassées, leurs efforts n’ont pas suffi. Mais je leur dis bravo quand même et à toute l’équipe de soutien. » La sélection mauricienne était composée de jeunes venant de plusieurs villes et régions, notamment de Flacq, Rose-Hill, Curepipe et Rodrigues.
Georges Nacoulivala, vice-président de la ligue réunionnaise, était heureux de repartir avec le trophée féminin, « sans Jade Paroix, notre meilleur élément, qui vaut 1,72 m à la hauteur. Donc c’est très révélateur pour l’avenir. » « En masculin, il y a une différence de niveau. Ici les jeunes s’entraînent dans les centres, chez nous ils viennent des clubs », a-t-il aussi constaté.