Depuis le lundi 9 octobre 2017, Vivian Gungaram a été accueilli au sein du conseil de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF). L’actuel président de l’Association mauricienne d’athlétisme (AMA) y siège en tant que nouveau représentant du continent, au même titre que le président de la Confédération africaine d’athlétisme (CAA), le Camerounais Hamad Kalkaba Malboum, et l’ancienne championne olympique du 400 m haies, la Marocaine Nawal El Moutawakel. Une nomination qui fait la fierté de toute l’ile Maurice et de l’athlétisme, déclare le principal concerné.
« C’est arrivé automatiquement tel un aboutissement, car on n’agit pas pour accéder au conseil. Mais je suis heureux de voir qu’on reconnaît ma contribution pour le travail qui a été abattu », a réagi Vivian Gungaram en toute modestie. Modestie, un mot qui prend toute sa signification lorsqu’on sait qu’il est arrivé à la CAA en 1995 en tant que membre avant d’en gravir les échelons, passant du poste de 4e vice-président au rang de premier vice-président jusqu’en 2013. 
Mais son engagement au mouvement de l’athlétisme africain et à l’IAAF remonte à bien plus loin, soit dès 1989, en tant qu’Officiel technique international pendant vingt ans jusqu’en 2009. Après quoi, il décida de se retirer, après avoir connu « tous les Jeux Olmypiques situés dans l’intervalle et les Championnats du monde. » Il a également été durant huit ans, de 1999 à 2007, membre du comité technique de l’IAAF.
Vivian Gungaram, 72 ans, continue à se mettre au service de l’athlétisme africain et comme il le dit lui-même, il a été « toujours responsable de formation d’officiels techniques et d’organisation de compétitions de l’IAAF et de la CAA. » Il avait d’ailleurs reçu, il y a deux ans, la haute distinction de l’Ordre du Mérite au congrès de l’IAAF en marge des Mondiaux de Beijing 2015 pour service méritoire.
Sa désignation lui fait du reste mesurer l’étendue de ses nouvelles attributions. Il va assister à sa première réunion du conseil le 22 novembre devenant le 27e membre de l’instance. L’athlétisme africain qui connaît, dit-il, une période assez mouvementée, est appelé à prendre son destin en main. 
« À son dernier congrès tenu le 1er décembre 2016, l’IAAF avait annoncé quelques changements majeurs qui prendront effet dès janvier 2018. Chaque continent sera désormais chargé de son propre développement. Pour l’Afrique, c’est Aziz Daouada, ancien président de la Fédération marocaine d’athlétisme, qui en est le directeur. Lui et moi avons déjà eu deux réunions de travail via internet analysant les forces et faiblesses de l’athlétisme africain pour y dégager une idée quant à l’orientation à lui donner. Nous agirons avec le soutien de toute une équipe, car 2018 sera une année charnière avec tous les centres de développement de l’IAAF passant sous la responsabilité du continent où ils sont basés », explique Vivian Gungaram.
Le fonctionnement des centres de développement continentaux s’opérait précédemment de Monaco. Ce ne sera plus le cas. À ce jour, l’Afrique compte deux centres de développement, l’un anglophone basé au Kenya et l’autre francophone situé au Sénégal. Par contre, les quatre centres d’entraînement de haut niveau (High Performance Training Centre) sont basés à Eldoret (Kenya), Dakar (Sénégal), Caire (Égypte) et Réduit (Maurice).
Avec ses nouvelles responsabilités accrues, Vivian Gungaram rappelle que c’est son troisième et dernier mandat, dont deux d’affilée, à la présidence de l’AMA. Celui-ci court normalement jusqu’en 2020. Il avait été président de 1989-1993, puis de 2013 à 2016.
 
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