La grande famille de l’athlétisme mauricien s’était donné rendez-vous samedi dernier au Gold Beach Hotel à Flic-en-Flac pour célébrer avec joie leur président, Vivian Gungaram, qui s’est vu décerner l’Ordre du Mérite de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) lors du dernier congrès de cette instance le 18 août dernier à Beijing en marge des mondiaux d’athlétisme qui s’y tenaient du 22 au 30 août.
Cela n’arrive pas tous les jours et encore moins pas à tout le monde d’être honoré pour service méritoire. La haute distinction fut remise à Vivian Gungaram par le président de l’IAAF, le Sénégalais Lamine Diack en personne. Il nous revient que seules six personnes membres de l’athlétisme mondial reçoivent tous les quatre ans cette plaque honorifique.
Pour marquer l’événement, le récipiendaire était entouré vendredi soir des membres de sa famille, dont son épouse Monique et ses filles Aurélie et Valérie, mais aussi des dirigeants actuels et anciens de l’Association mauricienne d’athlétisme (AMA), à savoir Krishna Neerbun, Philippe Lapierre, Cyril Curé, Henri Théodore, Anand Sukhraj et Clyde Thomas, qui ont cheminé avec lui durant de longues années voires des décennies à la direction d’une discipline qui aura connu des moments glorieux et sans précédent au plus haut niveau il y a quelques années déjà. L’ancien président Suren Ayadassen n’avait pu être présent, éprouvé par un décès.
D’anciens athlètes tels Daniel André et Gilliane Edwards, née Quirin, qui auront côtoyé Vivian Gungaram en tant que coach et dirigeant, sont venus lui rendre hommage à leur façon avec d’autres personnalités du sport mauricien dont le président du Comité olympique mauricien, Philippe Hao Thyn Voon, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden, le président du Club Maurice, Giandev Moteea, le personnel administratif de l’AMA, et les sponsors.
Ils ont salué le parcours de Vivian Gungaram de l’époque où il débuta sa carrière à 16 ans en tant qu’athlète de demi-fond et toute son influence exercée pendant plus d’un demi-siècle en tant que dirigeant passionné, meneur d’homme et homme d’action dans une discipline qui a donné au sport mauricien ses lettres de noblesse.
À 70 ans, le président de l’AMA ne peut sans doute qu’apprécier discrètement l’empreinte indélébile qu’il aura laissée sur l’athlétisme local. L’honneur rejaillit sur sa famille et le sport mauricien dans son ensemble.