Jérôme Caprice, qui fondait de gros espoirs de se qualifier au 50 km marche pour les mondiaux d’athlétisme à Moscou (10-18 août), n’a finalement pas atteint son but. Engagé sur la même distance le 29 juin lors du Grand Prix de Dublin, le Mauricien a été contraint à l’abandon après avoir parcouru 35 km en raison d’une contracture aux ischio-jambiers gauches. « C’est désespérant d’avoir raté ma qualification. Je me suis entraîné très dur. Mais il me reste les 20 km des Jeux de la Francophonie », nous a-t-il confié.
C’est la deuxième fois qu’il échoue de peu dans sa tentative de se qualifier après un abandon dans le Challenge européen de l’IAAF en mars dernier à Dudince en Slovaquie. Il avait parcouru 44,5 km quand il fut vaincu par le froid exécrable (-5 °C). Mais il ajoute que cette nouvelle course était vraiment très dure, car sur onze partants au départ, seuls trois ont pu boucler leur parcours « sans réaliser leur meilleur temps. »
Les minima étaient fixés à 4h02 (A) et 4h16 (B) tandis que lui se situe à 4h22’49, sa meilleure marque personnelle réalisée en mai 2012 lors des mondiaux de marche tenus à Saransk en Russie. « Le parcours était très éprouvant. Mais je crois que j’ai évité le pire, car une blessure surtout dans cette partie de la cuisse aurait pu compromettre ma participation aux Jeux de la Francophonie (6-15 septembre) à Nice. Donc, j’ai préféré arrêter ma course. Il y aura encore d’autres occasions à l’avenir en sachant que j’ai encore des choses à prouver dans cette course qui nécessite beaucoup d’efforts, de sacrifice et de persévérance. » Sa course à Nice est prévue le 14 septembre.
L’année dernière, Jérôme Caprice, 30 ans, avait également raté sa tentative de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Londres. Mais il ne baisse pas les bras pour autant. « Je vais malgré tout poursuivre ma préparation pour Nice », dit-il, car il prévoit de s’aligner prochainement à une course de 10 km « en guise de remise en jambes, le temps de me remettre de cette contracture. » Il aurait déjà reçu son billet d’avion pour Nice.
Son coach, le Néerlandais, Harold Van Beek, souligne que la course de Dublin s’est disputée sur un parcours « mentally tough, 1 km straight road with a slight slope and only three 50 km walkers managed to finish the race. » Ses temps de passage furent de 50’11 au 10 km, 1h41’23 au 20 km et 2h33’08 au 30 km, contre 50’40, 1h41, 2h31 à Dudince en mars. Jérôme Caprice tient à remercier de manière spéciale l’Association mauricienne d’athlétisme et son secrétaire général Vivian Gungaram de leur soutien ainsi que Sylvie Ah Kang et son coach Harold Van Beek de l’avoir toujours encouragé.