Les championnats de Maurice Vital, qui retiendront l’attention samedi au stade de Bambous, seront la dernière rampe que les athlètes devront franchir pour décrocher leur sélection aux championnats d’Afrique prévus du 26 juin au 1er juillet au Bénin. C’est en outre le défi qui leur est lancé, sauf ceux qui ont déjà validé leur billet.
Ils sont cinq à sept athlètes à avoir déjà réalisé les minima africains depuis les 8es Jeux des îles l’année dernière, précise l’entraîneur national des lancers, Joël Sévère. Les plus certains d’entre eux sont Elvino Pierre-Louis, médaillé d’argent au disque aux JIOI de Mahé avec une performance de 53,23 m (minima 53 m), le décathlonien Guillaume Thierry (7444 pts — minima 6960 pts) et Bernadette Ravina, qui a validé sa place le 2 juin dernier en réalisant 49,54 m au javelot (minima 48,50 m). Mais la porte est encore ouverte à d’autres qui ne sont pas bien loin, à l’instar d’Annabelle Lascar au 800 m et les sprinteuses Mary-Jane Vincent et Élodie Pierre-Louis au 200 m (minima 24”24).
Annabelle Lascar, qui a mis depuis environ trois semaines le cap sur la France pour s’affûter, a déjà effectué trois sorties sur 800 m. Dans la première, elle fut créditée de 2’11, et dans l’autre, courue la semaine dernière, elle réalisa 2’08, a-t-on indiqué. Pour rappel, les minima du 800 m dames sont de 2’06”00. Lascar devait être encore en piste mardi soir.
Samedi dernier à Argentan, Fabrice Coiffic a été crédité de 10”68 en série (vt -0,8 m/s) et a terminé 3e ex-aequo avec le Français Aryla Bastien en 10”69 en finale du 100 m (vt -1,8 m/s). derrière le Nigérian Chukwuma Onyeaku (10”56). Onyeaku s’était imposé en 10”43 (+0,3 m/s) à Maurice en avril.
Coiffic se trouve lui aussi en France depuis fin avril, mais aura déjà assuré sa place au 200 m qu’il avait enlevé en août dernier à Mahé en 21”19 (minima : 21”24). Mais depuis cette date, il n’a pas couru aussi vite sur la distance, ni au 100 m, où il n’a toujours pas décollé par rapport aux minima qui se situent quand même à 10”44. Lascar et lui resteront en France et rejoindront directement la sélection mauricienne au Bénin. S’agissant de Mary-Jane Vincent et Élodie Pierre Louis, elles avaient été créditées de 24”42 et 24”54 récemment à Bambous.
Quoi qu’il en soit, samedi, le défi s’annonce rude pour ceux et celles qui n’ont pas encore un pied au Bénin, surtout dans les épreuves de sprint et de saut horizontal où le vent risque d’être autrement très gênant. De plus, les places sont assez limitées puisque la sélection devrait être composée de six ou huit athlètes en raison des fonds disponibles, nous a affirmé Vivian Gungaram, secrétaire de l’Association mauricienne d’athlétisme. Mais il ajoute qu’au cas où il n’y aurait aucun athlète ayant satisfait les minima, un athlète peut être engagé par épreuve.
Reste que ce sommet national a déjà sacré quelques athlètes en fond, demi-fond, lancer et saut lors des premières finales qui ont eu lieu les jeudis 31 mai et 7 juin et le mardi 12 juin au stade de Réduit. Xavier Verny (10 000 m), Yannick Clam et Séphora Onno (perche), Jean-Ian Carré et Astridge Samoisy (marteau), Nicolas Boissèque et Aurélie Agathin (1 500 m), ainsi que Jason Marie et Lidzy Bayaram (5 000 m marche) ont été les vainqueurs.