Jonathan Bardottier (619) demeure un atout au 100m

La nouvelle piste synthétique du stade Germain-Comarmond sera foulée ce lundi matin lors de la première journée des compétitions d’athlétisme, où15 finales sont prévues, dont six en handisport. Après plusieurs mois de préparation intensive, l’heure est arrivée pour les athlètes mauriciens de se surpasser afin de récolter ces 12 médailles d’or tant convoitées, soit trois de plus qu’il y a quatre ans à La Réunion. Un objectif réalisable, selon l’analyse effectuée récemment par Joël Sévère, responsable technique de la sélection mauricienne.

Il se trouve que les forces sont assez réparties entre les différentes îles dans les épreuves masculines, notamment en sprint, demi-fond et moins dans les sauts et sur les haies hautes, où les Mauriciens ont des arguments valables pour s’imposer. Aussi, les finales les plus attendues sont celles de l’épreuve reine prévues à 16h (dames) et 16h05 (hommes) avec Jonathan Bardotier et Amélie Anthony, le triple saut hommes avec Jonathan Drack, le 1 500 m avec Mohammad Dookun, ainsi que le disque hommes avec Christopher Sophie, le 110 m haies avec le duo Jérémie Lararaudeuse-Pascal Désiré, le poids dames avec Estelle Louis, et la perche hommes avec Fabrice Rajah.

Les épreuves de fond donneront lieu à de belles joutes mettant aux prises Madagascar, les Seychelles et La Réunion, avec Maurice en outsider. Par contre, Maurice devrait faire la différence dans les épreuves de lancers, principalement aux poids, disque et marteau. Mais gare tout de même aux Réunionnais Nativel et Jeannet, et Sdiri au saut en longueur. En féminin, en contrepartie, c’est sûr que les Malgaches seront difficiles à contenir en sprint, demi-fond et sur les haies courtes. À l’inverse, Maurice sera en position de force aux javelots, disque, poids et peut-être même au marteau, alors qu’en courses de fond et semi-marathon, elle sera également en mesure de rivaliser.

Reste les épreuves combinées. Si Maurice ne sera pas présente à l’heptathlon, elle le sera au décathlon avec Fabrice Rajah. Ce dernier devra s’accrocher face au Réunionnais Arnaud Deurweiler, 20 ans, qui a déjà réalisé 6 200 pts. Mais le grand absent est bien le tenant du titre et champion de France élites 2018, Ruben Gado. Le Réunionnais, qui est à l’arrêt depuis plus de deux mois en raison d’une pubalgie, tente ces jours-ci de se relancer en vue des Championnats de France Elite (26-28 juillet) et surtout pour décrocher une place aux mondiaux de Doha (28 septembre-6 octobre)

En parlant des athlètes réunionnais justement, faisons ressortir qu’ils ont débarqué sans leurs meilleures pointures. Outre Gado, on y compte aussi Esther Turpin (championne de France élite 2018 à l’heptathlon), Raphaël Mohamed (3e France espoirs 2018), Yann Randrianasolo (vice-champion du monde universitaire 2019) et Fabrisio Saïdy (champion d’Europe 400 m 2019). Des absences qui pèseront lourd au décompte des médailles d’or, assure Alexandre Vallon-Hoareau, entraîneur des sprinters et du relais, mais encore et toujours recordman du 100 m des Jeux des îles en 10″36 (St Paul 1998).

À la place, cette sélection réunionnaise a fait confiance à de jeunes espoirs féminins tels Garance Blaut, Emma Métro, Julie Rivière et Camille Bruyas. Ce qui est plutôt rassurant pour une équipe très rajeunie où on compte 12 athlètes sur 29 ayant moins de 20 ans. Reste que cette première journée est largement dominée dans la matinée par les épreuves préliminaires qui débutent à 10h. Les finales débutent à 13h jusqu’à 16h30.