À peine avait-elle réintégré, après maintes hésitations, le centre d’entraînement de haut niveau de Kingston en Jamaïque (High Performance Training centre de l’IAAF) que Mary-Jane Vincent rentrera à Maurice demain ou vendredi. Précipitamment, indique-t-on, puisque l’entraîneur du HPTC a presque insisté dans son dernier rapport adressé à l’Association mauricienne d’athlétisme pour qu’elle rentre à Maurice le plus tôt possible, n’étant pas capable de s’entraîner intensivement ni faire de la musculation en cette période de préparation foncière.
Il en ressort que la sprinteuse ne s’entraîne plus depuis une semaine et ne peut plus soulever des charges lourdes durant ses séances de musculation. Elle avait bénéficié d’une bourse intérimaire de la Solidarité Olympiques qui lui avait été accordée avec une année d’avance en perspective des Jeux Olympiques de Rio en 2016 (Brésil). Au lieu de deux années, comme c’était couramment le cas, elle avait bénéficié de trois ans de préparation. Elle avait donc rejoint les sprinters Jonathan Permal, Thierie Ferdinand et Julien Meunier, qui étaient partis plus tôt courant octobre.
Il est donc fort probable que Mary-Jane Vincent ne réintègre pas le centre d’entraînement de Kingston, en tout cas pas de sitôt, estime-t-on. L’AMA a déjà enclenché les démarches pour qu’elle rentre. Elle embarquera dès ce soir sur l’avion qui la ramènera à Maurice demain ou vendredi au plus tard.
Avant son retour à Kingston le 3 novembre dernier, la sprinteuse avait toujours évoqué un problème de sciatique au niveau du fessier et derrière le genou droit qui était apparu plus tôt cette année. Mais l’AMA avait obtenu de son médecin traitant un certificat médical attestant qu’elle était bien apte à poursuivre sa carrière.
En septembre, elle avait d’ailleurs été retranchée pour absence aux entraînements de la sélection mauricienne des Jeux de la Francophonie à Nice pour lesquels elle avait pourtant réalisé les minima à la fois au 200 m et au 400 m.