Le Centre international d’athlétisme de Maurice (Ciam), qui se spécialise dans les épreuves combinées et sprint, reprendra ses opérations à partir du 1er octobre avec la grande majorité d’athlètes étrangers et mauriciens qu’il avait déjà accueillis en tant que boursiers pour la période 2013-14.
Le Ciam enregistre l’arrivée de deux nouveaux : le Mauricien Jonathan Permal et le Burkinabé Gérard Kobeane (sprint), alors que le Zimbabwéen Francis Zimwara et la Swazilandaise Phumlile Ndzinisa (sprint) n’ont toujours pas confirmé leur retour. Selon Vivian Gungaram, directeur du Ciam, on devra attendre au plus tard le 1er octobre pour savoir si ces deux athlètes reviendront au centre.
Phumlile Ndzinisa avait, pour rappel, été éliminée au 1er tour du 400 m aux Jeux du Commonwealth à Glasgow avant d’atteindre la finale des 200 et 400 m aux championnats d’Afrique au Maroc, terminant 8e en 23″89 et 54″96 respectivement. Francis Zimwara avait été éliminé au 1er tour du 100 m au Maroc, mais s’était blessé en finale du 200 m.
D’autres athlètes étrangers du centre ont également donné des performances très satisfaisantes dans l’un ou l’autre événement. À l’instar du Lesothan Mosito Lehata, 4e de la finale du 200 m à Glasgow en 20″36 (Rec nat Lesotho), mais malheureusement disqualifié pour faux départ en demi-finales du 100 m au Maroc. La Burkinabée Marthe Koala s’est quant à elle distinguée en s’offrant le titre de championne d’Afrique à l’heptathlon en totalisant 5454 pts, l’argent revenant à la Ghanéenne Elizabeth Dadzie (5 286 pts) et le bronze à la Sud-Africaine Bianca Erwee (5 086 pts).
On peut citer également le Zambien Saviour Kombe, 7e de la demi-finales du 400 m en 47″70 à Glasgow et 4e de la finale au Maroc en 45″27, sa meilleure marque personnelle. Le Mauricien Guillaume Thierry, 11e du décathlon à Glasgow (7303 pts), aura par la suite accroché la médaille d’argent au Maroc avec 7312 pts.
Guillaume Thierry, Fabrice Rajah, ce dernier 7e au décathlon au Maroc avec 6497 pts, et Jonathan Permal sont les trois athlètes mauriciens qui font partie de l’effectif pour la période 2014-15. Revenant sur le véritable fait marquant de sa saison, Guillaume Thierry dira que la médaille d’argent au Maroc fut assez difficile à conquérir au Maroc dans les conditions de chaleur qui y régnaient. « Il faisait normalement 35°C. Mais il a bien fait 42°C alors que se tenait l’épreuve de saut à la perche du décathlon. »
C’est précisément lors de cette 8e épreuve qu’il passa en deuxième position devant le Ghanéen Atsu Nyamadi, qui rata complètement son concours. « A trois épreuves de la fin, la pression était forte au moment où on abordait le saut à la perche. Mais je crois que même s’il avait pu assurer ses essais, je l’aurais quand même battu puisqu’il ne vaut pas plus que 3,50 m à la perche. Au javelot et au 1 500 m qui suivaient, je n’ai fait qu’assurer. »
Cette médaille d’argent ne peut toutefois gommer sa déception de n’avoir pas atteint l’objectif qu’il s’était fixé cette année. « J’espérais atteindre les 7700 pts cette année. C’était là mon véritable objectif. Mais c’est sûr que je ferai le maximum pour l’atteindre l’année prochaine. Avant l’ultime but qui est d’arriver à 8000 pts aux JO 2016 de Rio. Cela passera forcément par le Meeting international, les 9es Jeux des îles et les Jeux d’Afrique l’année prochaine ».
Les 8000 pts, Guillaume Thierry y croit réellement. « Si je cumule toutes mes meilleures perfs, ça me donne un total d’environ 8 200 pts. C’est juste qu’il faut que je sois en pleine forme et que toutes les conditions soient réunies le même jour », analyse-t-il.
Au Maroc, Guillaume Thierry a terminé derrière Larbi Bourrada, toujours inaccessible à plus de 8000 pts (8311 pts). Déjà double champion d’Afrique de l’épreuve en 2008 (Addis Abeba) et 2010 (Nairobi), l’Algérien avait par la suite été contrôlé positif en 2011, écopant de deux ans de suspension. C’est dire qu’il n’aura pas raté son retour cette année.
« Ce qui m’impressionne réellement dans ce genre de cas, c’est de constater que ceux qui reviennent de dopage sont toujours plus forts qu’ils ne l’étaient avant… », avoue pour conclure Guillaume Thierry.