Les membres de l’Association mauricienne d’athlétisme (AMA) ont eu une réunion d’informations, jeudi dernier à leur siège au stade de Réduit, avec les présidents et secrétaires des onze régions de l’île afin de passer en revue les nouveaux dispositifs qu’ils leur faut respecter pour se mettre en ligne avec le Sports Bill 2013. « La loi a été déjà votée. Maintenant, il nous faut voir quelles sont les mesures à prendre. Certains amendements que nous avions proposés ont été acceptés, d’autres pas » a laissé entendre le président Vivian Gungaram.  
Sans vouloir commenter ou critiquer, le Sports Bill 2013, le président de l’AMA s’est contenté d’approuver le fait que désormais les comités régionaux devront se faire enregistrer auprès du Registrar of Associations, « un combat que j’ai toujours mené, car auparavant seuls les clubs devaient se faire enregistrer. » Il dit aussi travailler sur les règlements des comités régionaux et des clubs. « Nous avons également demandé à tous les clubs de se faire enregistrer auprès du MJS, comme il nous est demandé », a-t-il soutenu en ajoutant que « ce n’est pas à l’AMA de s’élever contre le Sports Bill puisque la loi a été déjà votée. »
Cette réunion a été la première tenue par une association sportive nationale suivant le vote du nouveau texte de loi au Parlement aux petites heures du mercredi 11 décembre dernier. Il nous revient que d’autres points positifs et certains autres contradictoires ont été soulevés. Par exemple, le fait qu’au lieu de trois représentants délégués par régions, l’Assemblée générale nationale devrait pouvoir accueillir désormais un représentant par club, ce qui pourrait entraîner un surnombre de représentativité à ce niveau dans le cas des régions qui peuvent être très actives et comptant plusieurs clubs. « Une région pourrait donc à elle seule gérer une fédération… », a-t-on déduit.
Les règlements internes de l’AMA devraient aussi primer. Car il a été trouvé que l’exécutif aura désormais le droit d’être composé d’un minimum de sept (7) membres au lieu d’un maximum de onze 11, comme c’était le cas auparavant. De plus, au lieu d’un maximum de trois clubs par région, les comités régionaux pourront être composés et gérés par un minimum de deux clubs avec une répartition équitable du nombre de membres dans chaque club.
S’agissant de « l’enregistrement des clubs auprès du MJS suivi de leur  enregistrement auprès du Registrar of Association », mesure qualifiée de « lacune surtout pour les nouveaux clubs, le processus peut durer entre six à une année, en attendant que le club soit aussi affilié à sa fédération nationale. » « Cette mesure ne devrait néanmoins pas poser trop de problèmes à notre association puisque nous comptons déjà plusieurs clubs régionaux », estime-t-on.
Par contre, le règlement qui autorise uniquement à l’instance footballistique nationale (Mauritius football Association) à organiser ses élections à sa guise, est considéré comme injuste « car c’est un droit qui favorise cette instance et non des autres fédérations et associations sportives nationales. ».
L’AMA a profité de cette réunion pour annoncer des changements qu’il compte apporter dans le système de fonctionnement des entraînements effectués dans les régions. C’est ainsi que chaque région devrait être dirigé par un entraîneur en chef. Celui-ci sera chargé d’établir le programme technique et fera le pont avec l’association. « L’AMA dispose des ressources nécessaires pour appliquer ce plan. Le comité technique composé des entraîneurs nationaux y travaille et soumettra bientôt une liste. De nouveaux entraîneurs de niveau 1 ont été formés en décembre et un deuxième atelier de formation est prévu fin janvier », a-t-on indiqué
Par ailleurs, il nous revient qu’un comité présidé par le vice-président de l’AMA, Anand Suckraj, Suren Ayadassen (membre), Raj Munisamy et Jean-Claude Laverdure, a été également mis sur pied pour éplucher le Sports Bill 2013. Ce comité tiendra sa première réunion le 27 janvier 2014. Le texte de loi n’a pas encore été promulgué.