Après un peu plus de trois semaines de préparation en France, plus précisément à Nancy, une première partie des sélectionnés est rentrée à Maurice au courant de la semaine écoulée. De ce séjour, le responsable technique national de l’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA), Joël Sévère, dira que les conditions d’entraînement qui ont prévalu en France font que ceux qui participeront aux Championnats d’Afrique (du 22 au 26 juin) à Durban en Afrique du Sud, sont désormais mieux préparés et savent surtout à quoi s’attendre. A noter qu’un autre groupe d’athlètes se trouve toujours en France et participera à une dernière compétition soit le championnat de la ligue de la Lorraine, dimanche prochain à Thaon-les-Vosges. D’autres étaient  en action jeudi et vendredi.
C’est un bilan positif qu’a dressé Joël Sévère à son retour au pays, la semaine dernière.  » Tout s’est très bien passé. Le bilan est positif et ce, malgré le fait que les conditions ont été difficiles pour certains « , a-t-il d’emblée déclaré. Pour lui, il a été difficile pour certains de voyager pendant trois, voire quatre heures, avant de participer à une compétition.  » C’était entre 300 à 400 km de bus avant d’arriver à destination. Sans compter que nos athlètes ont eu à courir par une pluie glacée. J’ajouterai à cela les conditions d’entraînement de haut niveau et aussi le changement brusque de température passant du chaud au froid. Certains n’y étaient pas habitués « , a-t-il ajouté.
 Avec toutes ces conditions, Joël Sévère avance que les athlètes sont mieux préparés pour aborder les Championnats d’Afrique dans de bonnes conditions.  » A Durban, nos athlètes se retrouveront dans un climat semblable. Le fait d’avoir vécu cette étape en France, ils seront définitivement mieux préparés pour aborder ces championnats. Ce qui est de bon augure « , a-t-il souligné. Ce dernier a ajouté être satisfait des performances enregistrées, notamment celle de Bernard Baptiste au lancer du poids avec, à la clé, un nouveau record national à 17m19.  » Jonathan Permal a, lui, couru un 200m en 21:25 sous une pluie glacée. Je suis convaincu qu’il fera encore mieux dans les jours à venir, tout comme Julien Meunier qui est sur la montante. Beaucoup d’athlètes ont aussi progressé et c’est très intéressant, car il ne faut pas oublier que nous avons participé à quatre compétitions de haut niveau en trois semaines. Ce qui est d’habitude très rare « , a-t-il fait ressortir.
Le responsable technique national dit aussi avoir apprécié le fait que les athlètes ont été mis dans des conditions optimales pendant ce camp d’entraînement. Ce qui n’est pas le cas lorsqu’ils s’entraînent à Maurice, a-t-il ajouté.  » J’ai fait comprendre aux athlètes deux aspects très importants de la préparation qu’ils ne retrouveront pas à Maurice. Deux aspects que la high level sport unit n’arrive toujours pas à comprendre et qui sont très important pour permettre à l’athlète de progresser . Il y a d’abord le fait de manger équilibré et je peux vous dire que cela coûte énormément pour un athlète de haut niveau à Maurice. Il y a ensuite le suivi médical, notamment à l’entraînement et en compétition « , a-t-il expliqué.
A noter que le groupe d’athlètes qui se trouve toujours en France est composé de Jessika Rosun, Mélissa Arlanda, Christopher Sophie, Jean-Ian Carré, Astridge Samoissy, Vanessa Colin et Prisca Manikion. C’est l’entraîneur Cisco, responsable des lancers à Neuf Chateau, qui les encadrent les lundis, mercredis et vendredi, alors que les autres jours, ils travaillent selon le programme qui leur a été remis.