Les athlètes cadets mauriciens se sont donnés à fond ce week-end à St-Denis lors de la rencontre Réunion/Maurice de la catégorie et les résultats ont été concluants. Maurice a remporté cette compétition en faisant notamment la différence au classement masculin pour s’offrir la palme au combiné, alors que La Réunion a enlevé le trophée féminin.
Les représentants mauriciens rééditent de la même façon leur victoire obtenue l’an dernier au stade de Réduit à Maurice, même s’ils peuvent nourrir des regrets chez les filles. Dans l’ensemble, ils ont tenu la gageure, avoue l’entraîneur national des sauts, Khemraj Naiko, qui les avait accompagnés à Champ Fleuri.
« Tout s’est généralement bien passé. On visait les trois trophées tout en sachant que cela allait être difficile chez les filles où La Réunion détient une bonne équipe. Mais nos garçons ont très, très bien fait avec les Julian Sévère, Orwin Émilien, Mélivan Dauphin, Julien Meunier ainsi que Kenny Niclair, Brice Pierre-Louis et Pascal Désiré », fait-il ressortir.
Julien Sévère a obtenu la médaille récompensant le meilleur athlète masculin de la compétition grâce à son nouveau record national cadets réalisé au lancer du javelot avec 61,71 m. Il détenait lui-même l’ancienne marque qui se situait à 60,83 m. Malgré un vent contraire et très gênant, il s’est réellement surpassé puisqu’au 19 mai dernier, il avait remporté le titre national en réussissant 57,31 m à Bambous.
« Les autres athlètes n’ont pu réaliser leur meilleure marque vu les conditions de vent qui ont perturbé les épreuves. Mais ils avaient un peu plus d’expérience en comptant avec les compétitions qu’ils ont enchaînées avant. Cela les a grandement aidés », ajoute le coach.
Julien Meunier a été crédité de 11”33 au 100 m contre un vent de -1m/s. Un vent défavorable de 5,3 m/s soufflait également sur les épreuves de saut en longueur et de triple saut. Dans celle-ci, Brice Pierre-Louis s’imposait avec 13,54 m. Il se contenta également d’un bond de 6,58 m à la longueur contre les 6,88 m réalisés à Rodrigues une semaine avant son départ pour St-Denis. Le vent aura gêné considérablement les concurrents dans leur course d’élan, a-t-on indiqué.
Seuls quatre athlètes, soit deux pour chaque île, étaient présentés dans chacune des 14 épreuves au programme, hormis les épreuves du 200 m et le 800 m qui n’étaient pas retenues. Les première, deuxième, troisième et quatrième places ramenant respectivement 7, 5, 4 et 3 points.
La compétition au niveau féminin a tourné en faveur des Réunionnaises, alors qu’en demi-fond la Mauricienne Aurélie Agathin a largement dominé tant au 1 500 m qu’au 3 000 m. « Ailleurs, les autres ont donné leur maximum, mais ce n’était pas suffisant. Mais elles se sont bien battues. Le plus important dans cette compétition était de voir comment réagirait cette nouvelle génération qui monte en perspective des Jeux des îles de 2015 et 2019. L’objectif était de voir leur potentiel. Plus de frottements leur apporteront plus d’expérience et plus de confiance. Dans l’ensemble, on a gagné comme l’an dernier et notre équipe féminine progresse tout doucement. On espère arriver la prochaine fois à faire également la différence chez les filles », a conclu Khemraj Naiko.
Samedi, à l’issue de la première journée de compétition, Maurice menait avec une courte avance au classement combiné avec 143 points contre 137 pts au pays hôte. L’autre grande révélation de la compétition fut sans conteste le Réunionnais Ayoub Ahmed, qui s’adjugea la victoire au saut à la perche hommes en atteignant 4 m. Son duel contre le Mauricien Pascal Désiré aura tenu une cinquantaine de spectateurs en haleine au stade de Champ Fleuri. Ayoub Ahmed a pulvérisé son record de plus 20 cm.