Mohammad Dookun devant et les autres derrière. La deuxième manche du Challenge de cross-country Vital courue dimanche matin à St Félix ne pouvait échapper au coureur de La Brasserie, qui a maintenu sa suprématie incontestée sur cette compétition. Il a survolé les 8,5 km, laissant la deuxième place à Nicolas Boissèque, alors que Christophe Mootoosamy complète le trio. De son côté, Prisca Manikion s’est positionnée dans la course féminine en s’imposant devant Aurélie Agathin et Sabrina Rabot.
Cette deuxième étape s’est avérée une simple formalité pour Mohammad Dookun. Comme prévu, le leader a laissé la course s’animer un peu avant de mettre le voiles après deux tours du circuit. On devrait assister au même scénario dans les trois étapes suivantes. « Je suis resté dans le peloton jusqu’au moment où j’ai senti une accélération. J’ai n’ai pas eu trop de mal à garder le rythme. C’était ni facile ni difficile à tenir jusqu’au bout. La chaleur ? Elle n’était pas vraiment gênante, mais le vent nous a aussi de temps à autre rafraîchis. »
« Ma victoire était attendue car c’est moi le favori. Mais Nicolas Boissèque commence à se montrer. Le tout est de savoir s’il pourrait s’accrocher jusqu’au bout des cinq étapes. En tout cas, je l’espère. Tout dépendra comment il va enchaîner les semaines suivantes », analyse le coureur de 22 ans.
Mohammad Dookun rappelle que son objectif est le sans-faute si tout va bien dans cette ligue de cross et que sa saison débutera pour de vrai en mars sur la piste, quand il s’attaquera au record national du 1500 m (3’50″42). « Démarrer à moins de 3’55 sera déjà satisfaisant, puis je tenterai de battre mon record personnel situé à 3’53 avant de m’attaquer au record national possiblement lors du meeting international en comptant avec une bonne opposition des athlètes africains ». Il tient aussi à remercier Chamarel Cosmetic et Mautourco (Curepipe) qui l’ont aidé l’an dernier dans le cadre de sa préparation effectuée en France en vue des 9es Jeux des îles.
Nicholas Boissèque, qui accuse 24 secondes d’écart derrière le leader, remonte lui en 2e position aux dépens de Christophe Mootoosamy. La lutte pour la 2e place au final devrait se joueur entre ces deux hommes. Samedi, Bossèque a déposé son adversaire à plus de 800 m de l’arrivée.
« Je me sens mieux que lors de la première manche et je pense que cela devrait aller de mieux en mieux dépendant de ma préparation en vue du meeting international (2-3 avril). Mais, définitivement, le cross va m’aider à entrer en forme. Après le meeting, je m’attaquerai au 3000 m steeple avec l’objectif de courir cette année pour commencer en 9’15, puis descendre à 9’10 », indique-t-il.
Si la championne nationale en titre, Prisca Manikion, n’a pas raté son entrée dans la course élite, cela n’a pas été pour autant « une balade. » Manikion, qui habite Chemin-Grenier, s’est sentie « confiante à domicile », mais appréhendais quand même cet instant. « J’étais venue pour gagner. C’est fait, mais je craignais de ne pouvoir tenir le rythme. Je me prépare surtout à la course de marche plutôt que pour le fond et demi-fond. »
« Cela m’a fait vraiment mal au coeur de ne m’être pas alignée à Candos. Donc, j’ai décidé avec mon coach Mike Félicité d’être là aujourd’hui (samedi dernier). Je m’alignerai peut-être aux prochaines manches, mais c’est sûr que je serai là pour la finale (27 février) », assure l’enseignante d’éducation physique au Collège Mauritius Boys.
La phase finale du cross est aussi l’ultime objectif que s’est fixé Aurélie Agathin. Alors qu’elle avoue avoir débuté sa préparation depuis « deux semaines » pour diverses raisons, elle estime qu’elle devrait retrouver son meilleur niveau d’ici aux championnats nationaux.
« Pour l’heure, les étapes me servent de courses de réglage. Je ne peux résister à l’envie de m’aligner au cross, même si je ne suis pas en forme. J’aime le cross-country et je suis satisfaite de mes deux premières étapes. Mais mon objectif c’est la finale. Ensuite, je me tournerai vers la piste, notamment vers les 1500 et 5000 m, et même le 3000 m steeple. »