L’annulation de la 3e manche (Roche-Bois) du Challenge Vital de cross-country n’a pas altéré la soif de gagner de Mohammad Dookun. Samedi, le coureur de La Brasserie s’est présenté sur le parcours du Collège du St Esprit en leader pour poursuivre sa belle chevauchée en solitaire. Il survola les 9,1 km avec un écart de plus de 2’00 sur Christophe Mootoosamy (33’22), qui se départagea au sprint avec Nicolas Boissèque (33’33). Dans la course élite dames, Prisca Manikion avait elle aussi course gagnée dès le départ face à Aurélie Agathin.
Le semaines passent et se ressemblent. Comme ce fut le cas depuis le début de cette ligue de cross, personne n’a pu rattraper Mohammad Dookun lorsqu’il haussa le ton après un tour du circuit. Mais samedi, il est parti encore plus vite, s’étant attaqué directement au chrono. « L’objectif était de courir sous les 30 minutes », confiait-il après son cavalier seul.
Parti sur des bases élevées, il arrêta toutefois le chrono à 31’06, freiné par un point de côté ressenti après 4 km qu’il associe avec la prise de nourriture avant sa course. « Mais c’est peut-être aussi dû au fait que je sois parti trop vite. J’ai essayé de gérer ma course et maintenir le rythme. Mais C’était impossible. Je ne suis pas déçu car cela m’a aidé à voir où se situent mes limites. Je me prépare pour les championnats d’Afrique de cross prévus vers la mi-mars au Cameroun sur 10-12 km sûrement », précise Dookun.
À une semaine des championnats nationaux qui se disputeront sur les rampes de la Colline Candos, il sera quasi impossible à battre, sauf défaillance. Mais un peu plus d’opposition ne lui ferait pas de mal. Mohammad Dookun ne manque pas de remercier son coach Frankie Lebon, sa famille et CEAL qui le soutient financièrement « vu que je n’ai pas un emploi fixe. » Il attend toujours son entrée à l’université de Maurice prévue dans le courant de cette année.      
Derrière, Christophe Mootoosamy et Nicolas Boissèque se disputent au sprint la deuxième place après avoir fait la course ensemble. Le premier nommé l’emportera. « La victoire reste hors d’atteinte. L’idée était de se battre pour les accessits. Mais j’ai craqué sur la fin après une course d’attente », explique Nicolas Boissèque, un brin déçu. À Candos, il ne devrait pas avoir de course d’attente…
Dans la course élite dames, Prisca Manikion avoue s’être alignée pour « faire plaisir à mes élèves qui sont venus m’encourager. Cela m’a vraiment fait chaud au coeur de les voir. J’ai me suis alors dit que ce n’était pas l’heure pour moi de raccrocher comme je l’avais prévu. Je remercie mon coach Mike Félicité, mes élèves du Collège Mauritius garçons. Rendez-vous à la bataille finale à Candos », a-t-elle indiqué.
Dans les autres catégories, seuls Anastasia Mars (poussines), Angélica Natchoo (cadettes), Copalen Ramasawmy (cadets) et le vétéran Laval Marjolin sont toujours invaincus dans cette ligue de cross.