Face à la presse hier, Roshi Bhadain a dénoncé la campagne de « terreur » et d’« intimidation » menée, soutient-il, par ses adversaires. Le candidat MSM de l’Alliance Lepep au N° 18 s’est référé particulièrement à l’incident de Nouvelle-France mercredi soir où une cartouche de gaz lacrymogène a été lancée à partir d’une voiture dans la cour où devaient intervenir les trois candidats du N° 11, Mahen Seeruttun, Prem Koonjoo et Sandya Boygah lors d’une réunion nocturne.
Roshi Bhadain a donné la réplique à Arvin Boolell, en réfutant toute allégation selon laquelle ce seraient des partisans du MSM qui auraient commis cet acte. « It doesn’t make sense », dit-il. Prenant à contre-pied les déclarations d’Arvin Boolell — chef de file du PTr/MMM dans la circonscription N° 11 (Rose-Belle/Vieux-Grand-Port) où l’incident s’est produit — dans lesquelles ce dernier soupçonne le MSM d’en être l’auteur, Roshi Bhadain a rétorqué : « Dans quel objectif nous voudrions empêcher les gens d’assister à notre propre réunion ? It doesn’t make sense ». Roshi Bhadain a condamné sans réserve cet incident qui a créé, dit-il, un vent de panique avec des femmes et des enfants assis au premier rang et des personnes qui ont été blessées. La police, dit-il, devrait renforcer la sécurité sur le terrain et ses adversaires devraient être en mesure de contrôler leurs agents et sympathisants.
Seule la police est autorisée à utiliser du gaz lacrymogène, a fait comprendre Roshi Bhadain qui a tout de suite invité celle-ci à mener une enquête pour retracer la provenance de la cartouche lancée lors de la réunion nocturne de l’Alliance Lepep mercredi. Le candidat de l’Alliance Lepep estime d’autant plus étrange que la voiture dans laquelle se trouvaient les auteurs de cet acte circulait sans plaque d’immatriculation. Selon Mahen Seeruttun, présent à cette conférence de presse, l’enquête de la police avance rapidement.
Le candidat a dénoncé la compagne d’« intimidation, bassesse et de violence », menée, dit-il, sur le terrain par ses adversaires au quotidien. Selon lui, ses adversaires du PTr/MMM utiliseraient tous les moyens possibles pour que les personnes n’assistent pas aux réunions de l’Alliance Lepep. La campagne des candidats de l’Alliance Lepep sur le terrain, dit-il, consiste surtout à expliquer à la population les enjeux de la IIe République, qui souligne-t-il n’a pas été proposée à travers un référendum. Énumérant les pouvoirs accrus du Président de la République dans l’avènement d’une IIe République, Roshi Bhadain les a qualifiés de « dictatoriaux ». Au lieu d’expliquer les modalités de l’arrangement PTr/MMM et les enjeux d’un tel changement à la Constitution, ses adversaires, dénonce-t-il, « sont occupés à mener une campagne de violence et de frayeur sur le terrain ». Des banderoles et oriflammes de l’Alliance Lepep sont arrachées et des posters saccagés, dit-il, avant de faire appel à ses adversaires afin qu’ils arrêtent « les menaces et les persécutions ». « Nous croyons dans une campagne propre afin qu’aient lieu des élections free and fair ».
Revenant également sur l’incident survenu à Sodnac mercredi dernier, pour lequel la police est en présence de deux dépositions contradictoires – un habitant de Quatre-Bornes affirme avoir été insulté par Roshi Bhadain alors que Yash Bhadain, cousin de l’avocat, a consigné une déposition contre cet habitant par mesure de précaution. Roshi Bhadain a tenu à préciser qu’il n’était pas sur les lieux et qu’il était pris dans un exercice de porte-à-porte dans la région de Quatre-Bornes avec ses colistiers Xavier-Luc Duval et Coomaren Chetty. L’habitant ayant consigné la déposition aurait fait la confusion entre son cousin et lui, selon Roshi Bhadain.