Ils étaient déjà frustrés de ne pas avoir de ministre ni de PPS. La non-nomination de Menon Murday à la vice-présidence est venue en rajouter une couche. La récente attaque d’Ivan Collendavelloo contre leur député, Bashir Jahangeer, au coeur même de leur circonscription, mercredi dernier, leur est restée au travers de la gorge. Les partisans orange attendent un « move » de leur leader pour décider de la marche à suivre. Ils sont en ébullition.
« S’il y a un différend entre deux personnes, cela doit être réglé en privé et non pas sur la place publique. Les propos d’Ivan Collendavelloo tenus dans la circonscription ressemblent à une provocation », disent les partisans du MSM, qui voient leur rassemblement de mercredi après-midi gâché. « Si Ivan Collendavelloo avait osé prononcer le nom de Bashir à Rivière-des-Anguilles, nous l’aurions arrêté », disent-ils.
Mais ce qui révolte davantage ces derniers, c’est qu’à un certain moment, Ivan Collendavelloo a été applaudi par une partie de l’assistance. Les partisans orange pointent du doigt ceux du Mouvman Liberater (ML). Une cellule de ce parti vient en effet d’être lancée au No 13. Pour les sympathisants du MSM, il ne s’agit ni plus ni moins que des « partisans du PTr et du MMM, qui ont fait campagne contre nous lors des dernières élections, des “roder bout” ».
En revanche, aucun problème avec les partisans bleus, précise le camp orange. « Il y avait déjà une petite équipe du PMSD dans la circonscription avant les élections. Ils ont même organisé un congrès à Souillac il y a quelque temps, où le leader, Xavier-Luc Duval, avait fait le déplacement. Ils n’ont jamais fait campagne contre nous comme ceux qui se prétendent appartenir au ML aujourd’hui. »
La colère gronde au No 13. Pourtant, la venue de Pravind Jugnauth dans la circonscription mercredi dernier avait justement pour but de rassurer les partisans. « Je suis ici parce qu’il y a une impression que le sud est négligé », avait-il précisé. Après les virulentes sorties d’Ivan Collendavelloo, les partisans orange disent maintenant attendre un « move » de leur leader quant à la marche à suivre.
Mais la colère n’empêche pas l’activité politique sur le terrain. Depuis peu, Menon Murday est aussi de retour dans la circonscription, après la grosse déception et l’humiliation subie dans le cadre de sa non-nomination à la vice-présidence. Sollicité par Le Mauricien à Rivière-des-Anguilles, Menon Murday dit vouloir rester en contact avec son électorat. « Ce qui s’est passé est derrière nous. Je suis sur le terrain pour m’occuper de mon électorat. »