Le cas de l’étudiante camerounaise trouvée séropositive en février dernier lors de son arrivée à Maurice, où elle devait entamer des études tertiaires, et qui était menacée d’expulsion, a été de nouveau appelé en Cour suprême ce matin. Lors de la dernière audience, l’homme de loi de l’étudiante, Me Burty François, avait été contraint par la cour de jurer un nouvel affidavit pour certifier que ses cours se terminent en mars 2016, et non en janvier, comme elle l’avait indiqué dans un premier document. Les avocats du PMO ont informé la cour ce matin qu’ils étaient disposés à étendre son visa jusqu’en mars prochain.
Un développement de taille est survenu ce matin dans l’affaire de l’étudiante camerounaise contre le PMO et le Passport and Immigration Office. Sur une base humanitaire, le PMO a en effet accédé à sa demande et elle ne quittera donc pas le sol mauricien tant qu’elle n’aura pas terminé ses études. Initialement, dans son affidavit, l’étudiante avait indiqué que ses cours prennent fin en janvier 2016. Or, ce n’est qu’en juin qu’elle a commencé ses études, et ce après un ordre de la cour lui permettant de rester jusqu’à ce que l’affaire soit entendue. Devant l’engagement du Passport and Immigration Office en cour ce matin, l’affaire a été retirée.
Rappelons que suite à la décision du Passport and Immigration Office d’annuler son visa d’étudiante après qu’elle a été testée positive au VIH/sida, la jeune Camerounaise, par le biais de son homme de loi, Me Burty François, avait déposé une motion en Cour suprême pour demander une révision judiciaire de la décision. Le 6 mai, le Senior Puisne Judge Eddy Balancy et la juge Ah Foon Chui Yew Cheong lui avaient ainsi accordé la permission de demander une “judicial review”. La jeune femme, qui poursuit des études tertiaires en Hospitality Management, faisait état en avril dernier, dans les colonnes du Mauricien, du calvaire vécu à son arrivée à Maurice. En effet, quelques semaines plus tôt, en se soumettant à des examens en vue d’un bilan de santé, impératif pour tous les étrangers venant poursuivre des études à Maurice, les services de l’Immigration l’avaient immédiatement menacée de déportation du fait qu’elle avait été trouvée séropositive. Effondrée dans un premier temps, la jeune fille dit ne devoir son salut qu’à PILS (Prévention, Information et Lutte contre le Sida).