Marc José Comole est accusé d’attentat à la pudeur et d’agression sur une fillette de 12 ans. Me Rouben Mooroongapillay a demandé hier qu’un psychiatre d’État examine son client en vue de déterminer s’il possède toutes ses facultés mentales et intellectuelles pour faire face à un procès.
Marc José Comole, alias Popon, a comparu hier devant la magistrate Renuka Dabee siégeant en Cour intermédiaire. Il est poursuivi sous la charge de « attempt upon chastity » sous l’article 249 (2) du Code criminel et d’agression sous les articles 228 (1) et 230 (1) du Code pénal.
Son avocat Me Rouben Mooroongapillay a présenté une motion pour que son client soit examiné par un psychiatre du gouvernement. 
L’avocat veut savoir si José Comole est apte à lui donner des instructions et s’il est en condition pour faire face à un procès. Me Mooroongapillay a aussi demandé que l’âge mental de son client lui soit communiqué. « During my visits at the prison, I have not been able to converse with him », a déclaré l’homme de loi. Il a ajouté que les réponses de son client face à ses questions étaient dépourvues de sens.
Les faits allégués remontent au 15 décembre 2008. José Comole, âgé de 49 ans au moment des faits, aurait touché la victime présumée, une mineure de 12 ans, aux parties intimes alors que celle-ci était chez sa tante. La fillette devait prendre la fuite et tout raconter à sa tante, qui s’est empressée d’aller mettre au fait la mère de la jeune fille pour faire une déposition en sa présence à la police. Le prévenu aurait tenté de les dissuader. Selon la fillette, sa mère et l’accusé se seraient alors disputés. Pris de colère, José Comole l’aurait agressée en lui donnant deux coups de poings au cou. Elle s’est alors fait examiner par un médecin de l’hôpital de Souillac.
La fillette de 12 ans a été examinée par le médecin de la police à l’hôpital Victoria à Candos. Celui-ci a constaté qu’elle est sexuellement active. Aux enquêteurs, elle a dit que le compagnon de sa grand-mère, un certain Max, a déjà eu des relations sexuelles avec elle. La victime présumée ne l’aurait pas dénoncé par peur de représailles.
La magistrate Renuka Dabee a fixé la prochaine audition au mardi 20 septembre.