La magistrate Wendy Rangan, siégeant en Cour intermédiaire, a rayé une accusation d’attentat à la pudeur portée contre un habitant d’Anse-Jonchée. Ce dernier était accusé d’avoir attenté à la pudeur de sa belle-soeur lorsqu’elle dormait. Toutefois, la magistrate devait donner plus de crédit à la version de l’accusé, notant que la belle-soeur avait donné des versions contradictoires en cour.
Selon la belle-soeur, l’accusé lui aurait fait des attouchements alors qu’elle dormait aux côtés de son mari. Elle s’était réveillée subitement alors que son beau-frère attentait à sa pudeur et l’avait reconnu, entièrement nu, dans la chambre à coucher. Elle avait d’emblée réveillé son mari. L’accusé, pris de panique, aurait remis ses vêtements et se serait enfui.
Ce dernier pour sa part a soutenu que sa belle-soeur a consigné de fausses déclarations contre lui car ils avaient eu une altercation le jour des faits allégués. Cette dernière s’était interposée lorsqu’il avait eu une dispute avec sa femme. La police avait été mandée sur les lieux pour calmer les esprits. L’accusé a soutenu que ce soir-là, il avait pris sa douche mais devait trouver que ses vêtements avaient été déplacés. Il avait fini par les retrouver dans la chambre à coucher de sa belle-soeur, qui dormait déjà. L’accusé avait une serviette autour du corps. Selon lui, sa belle-soeur s’était réveillée en sursaut et quand elle l’a vu dans la chambre, elle pensait que c’était un cambrioleur et s’était mise à crier, créant une panique générale dans la maison.
En vue de la version contradictoire de la belle-soeur, qui a donné différentes versions de la tenue des événements, et du fait que la version de l’accusé n’a pas été remise en cause, la magistrate a jugé que la présomption d’innocence devait prévaloir dans ce cas. Elle a ainsi rayé la charge portée contre le beau-frère. Ce dernier était représenté par Me Neelkanth Dulloo.