Louis Steven Franco Ritta était poursuivi en Cour intermédiaire pour avoir attenté à la pudeur d’une femme le 24 mars 2011. Dans son jugement, le magistrat, Azam Neerooa, devait faire part des différentes versions données par la victime face à celle de l’accusé, étant “straightforward”. Aussi a-t-il décidé d’acquitter ce dernier.
Louis Steven Franco Ritta répondait d’une charge d’attentat à la pudeur, en violation avec la section 249(2) du code criminel. Représenté par Me Rama Valayden, celui-ci avait plaidé non-coupable. Dans sa version, la “victime” explique qu’elle se rendait à une boutique à pied lorsque l’accusé l’aurait « coincée » contre un mur avec son véhicule afin de lui demander son numéro de portable. Après avoir refusé, elle aurait ensuite tenté de quitter les lieux. C’est alors, dit-elle, que l’accusé aurait posé sa main sur son sein gauche. Mais dans son jugement, le magistrat devait faire part de plusieurs « incohérences » dans les différentes versions consignées par la victime. En premier lieu, il note ainsi que la victime ne connaissait pas le nom de la rue où elle aurait été accostée, et ce alors qu’elle habite à quelques pas de là. De plus, le juge a remarqué que la victime avait préalablement déclaré en cour qu’elle avait immédiatement quitté les lieux après sa mésaventure, ce qu’elle a infirmé lors de son contre-interrogatoire, indiquant alors qu’elle aurait d’abord injurié l’accusé. De même, poursuit-il, la “victime” n’a rapporté l’incident à la police que quatre jours après les faits, ce que celle-ci avait tenté de justifier en indiquant ne pas en avoir parlé à sa mère, du fait de ses problèmes de santé, mais qu’elle l’avait fait plus tard à sa soeur. Ce que le magistrat comprend mal étant donné que celle-ci, pourtant présente en cour, « n’avait pas été assignée comme témoin par la poursuite, alors qu’elle était de fait disponible ». Le juge devait par ailleurs noter l’absence de témoins oculaires pouvant témoigner, et ce alors que, de l’aveu même de la plaignante, la rue était bondée de monde au moment des faits allégués.
A contrario, le magistrat devait rappeler que l’accusé a déposé en cour et que sa version n’a pas été remise en question alors qu’il avait nié être présent sur les lieux au moment de l’incident présumé. De fait, pour le juge, toute l’affaire repose uniquement sur la parole de la victime. Pour toutes ces raisons, il a donc décidé de rayer la charge portée contre Franco Ritta.