La magistrate Wendy Rangan, siégeant en Cour intermédiaire, a accordé le bénéfice du doute à un employé du CEB, accusé d’attentat à la pudeur. La magistrate a conclu que la version de l’accusé n’avait pas été remise en question et a relevé certaines incohérences dans le témoignage de la plaignante.
L’accusé, un employé du CEB, répondait d’une charge d’attentat à la pudeur sur une fillette de douze ans, en violation de l’article 249 du code criminel. Selon le chef d’accusation, le délit aurait été commis le 27 septembre 2011, à Riche-Terre au domicile de la fillette alors que l’accusé faisait un contrôle du compteur d’électricité. Alors que la victime était seule chez elle et que l’accusé vérifiait le compteur à son domicile, il aurait tenté de profiter de la situation en lui faisant des attouchements, a-t-elle allégué. Dans sa déposition, elle soutient qu’elle a été effrayée par ce qui venait de se passer et serait sortie à toute vitesse de chez elle pour rapporter l’incident à sa tante. L’oncle, qui a eu vent de ce qui s’était passé, a questionné l’accusé qui aurait admis avoir fait une erreur. Il aurait pris la fuite parce que les personnes présentes auraient tenté de l’agresser. La victime a tout de suite porté plainte au poste de police. La tante a également soutenu que la victime lui avait rapporté l’incident en pleurs.
L’accusé, pour sa part, a réfuté les allégations portées contre lui, ajoutant qu’il connaissait bien la famille de la plaignante et que le jour des faits allégués il ne s’était rien passé d’inhabituel.
Dans son jugement, la magistrate Rangan a considéré que si l’accusé était bien au domicile de la plaignante, il y avait plusieurs incohérences dans les versions données par la fillette et ses proches. La version des proches selon laquelle l’accusé a pris la fuite parce qu’il risquait de se faire agresser ne se trouvait pas dans la déposition de la jeune fille, relève-t-elle. De plus, la fillette a donné différentes explications quant à la manière dont le délit aurait été commis ce jour-là. En vue de nombreuses incohérences dans les témoignages de la fillette et du fait que la version de l’accusé n’avait pas été remise en question, elle a décidé d’accorder le bénéfice du doute à l’employé du CEB.