Poursuivi pour attentat à la pudeur sur une fillette de six ans, un habitant de Camp-Levieux a été condamné vendredi à trois ans de prison. Le sexagénaire avait plaidé non coupable, mais la cour n’a pas accepté sa version des faits.
Un dénommé Yves, 60 ans, a été traduit vendredi devant la cour intermédiaire sous une charge de « attempt upon chastity upon a child under the age of 12 » sous l’article 249 (3) du Code pénal. La Senior Magistrate Wendy Rangan a déclaré coupable cet habitant de Camp-Levieux et l’a condamné à trois ans de prison. Le sexagénaire avait retenu les services de Me Moti.
Selon la partie civile représentée par Me Keshri Soochit (State Counsel), l’accusé a commis un acte indécent sur une mineure de six ans le 5 avril 2010 à Camp-Levieux. Des policiers ont par ailleurs été appelés à témoigner dans ce procès. Un rapport médico-légal en date du 17 mai 2010 a également été déposé par le médecin légiste.
Le sexagénaire tenait une échoppe à Camp-Levieux et la fillette y allait souvent pour acheter des gâteaux. La victime a relaté s’être rendue, en pyjama, le 5 avril 2010 à la petite boutique où l’accusé a touché ses parties intimes. Elle a précisé qu’il ne s’était pas montré violent envers elle.
Ayant peur, la fillette a préféré ne rien raconter à sa mère. C’est son cousin, également présent dans l’échoppe du sexagénaire au moment des faits, qui a tout révélé à sa tante. L’habitant de Camp-Levieux a toutefois tout nié en bloc, déclarant être en bons termes avec la famille de la victime qui, selon lui, a voulu faire de fausses allégations contre lui.
Plusieurs personnes, a d’ailleurs avancé le sexagénaire, l’ont agressé le 6 avril 2010 et l’ont traîné jusqu’au poste de police où la fillette l’a identifié comme celui ayant commis le délit. Il a soutenu n’avoir pas rapporté l’agression étant dans l’incapacité d’identifier ses agresseurs. De plus, a-t-il ajouté, la fillette l’aidait souvent dans sa boutique.
Selon le Code pénal Dalloz, « l’attentat à la pudeur est réalisé par tout acte de nature à blesser la pudeur d’une personne déterminée sans qu’il y ait lieu de retenir le mobile qui a animé son auteur ». Il s’agit « d’un attouchement, d’un geste provoquant, dès l’instant que cet acte est impudique et qu’il a été commis sur un individu de l’un ou de l’autre sexe ».
La magistrate Wendy Rangan a statué que même s’il y avait de légères contradictions dans les versions de la victime, le fond du récit des événements reste le même. « I must say that I find it odd that the accused would ask a child of six years old for help », a soutenu la cour intermédiaire.
De plus, a observé la magistrate Wendy Rangan, le Chief Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, n’a noté aucune blessure sur le corps du prévenu qui a pourtant dit avoir été agressé.