Les juges Saheeda Peeroo et Benjamin Marie Joseph ont maintenu la peine de deux ans de prison infligée à Tapessur Benymadho pour “attentat à la pudeur” sur sa fille. L’accusé avait fait appel, estimant que la Cour intermédiaire n’aurait pas dû croire sa fille, qui aurait formulé de fausses allégations à la suite d’une dispute. Mais les juges en appel ont maintenu la condamnation, indiquant : « We are not prepared to say that the appellant has suffered any injury in this case in view of the sentence passed. In any case, we consider that remitting the matter to the trial Court to allow the appellant to adduce evidence in mitigation if he so wishes will protract matters and not work in favour of the appellant in the circumstances  of the case. »
L’adolescente avait expliqué en cour qu’elle faisait le ménage lorsque son père l’a attrapée, déshabillée et touché ses parties intimes. Le médecin légiste Said Baichoo, qui l’avait examinée, avait cependant conclu que celle-ci était “virgo intacta”. Dans sa version à la police, l’accusé avait nié les allégations, indiquant que deux mois avant l’incident il avait giflé l’adolescente, car elle s’était mal comportée. Cette dernière lui avait alors fait comprendre qu’elle allait « lui faire payer ». La magistrate de la Cour inférieure avait retenu la version de la plaignante et trouvé le père coupable de la charge d’attentat à la pudeur. Tapessur Benymadho avait logé dix points d’appel pour contester la condamnation, notamment que la juge n’avait pas pris en considération les contradictions relevées dans la version de la jeune fille et le fait que le médecin légiste avait trouvé qu’elle était toujours vierge. La plaignante était âgée de 13 ans au moment des faits, et n’avait pas porté plainte à ce moment-là, sa mère n’étant pas présente, mais seulement un mois plus tard. Mais les juges siégeant en appel ont maintenu la condamnation.