La juge Véronique Kwok Yin Siong Yen, présidente à la Cour criminelle intermédiaire, estime qu’un accusé d’attentat à la pudeur sur une fillette de huit ans n’aurait pu commettre ce délit vu que le témoin clé dans l’affaire, la mère de la victime, affirme qu’il ne se trouvait pas à l’endroit indiqué par la fille au moment des faits.
L’accusé avait d’emblée plaidé non-coupable devant la Cour. La plaignante avait déclaré que le jour de l’agression, elle se trouvait dans sa chambre à coucher chez elle et qu’elle s’apprêtait à prendre une douche quand l’accusé est arrivé et l’aurait agressée sexuellement. Elle aurait tout de suite après dévallé les escaliers pour aller rapporter l’agression à sa mère. La victime a ajouté qu’après l’accident, l’agresseur aurait pris ses jambes à son cou.
La mère de la victime a affirmé en cour que l’accusé vivait bien avec elle à Triolet, avec ses enfants et sa belle-soeur. La mère s’est souvenu que le jour de l’agression, elle avait demandé à sa fille de descendre mais cette dernière ne répondait pas. Seuls la fille et l’accusé se trouvaient au premier étage à ce moment. La victime aurait donc à ce moment alerté sa mère qui est tout de suite aller rapporter le cas à la police. Cependant, lors de sa version devant la cour, la mère a expliqué que l’accusé vivait avec elle parce qu’il avait quitté sa femme. La mère a ensuite ajouté que l’accusé lui avait dit qu’il retournerait chez sa femme, ce qu’elle n’a pas vu d’un bon oeil. La mère de la victime aurait donc émis une fausse charge contre l’accusé par vengeance. La juge a aussi pris en compte le fait que la victime n’était pas claire dans ses propos lorsqu’elle était questionnée sur l’agression, et qu’elle n’était pas très coopérative. La juge a aussi pris en compte le fait que la victime aurait quitté le toit de la mère de la victime le 22 août 2012 pour ne jamais revenir alors que la déposition de la victime à la police a été enregistré le 27 août 2012. De ce fait, la charge contre l’accusé a été rayée.