Un père de 39 ans, a été reconnu coupable en Cour intermédiaire d’avoir attenté à la pudeur de sa fille de 4 ans à son domicile, alors qu’il avait la garde de ses enfants, en décembre 2011. La magistrate Wendy Rangan lui a infligé une peine de prison de 9 mois. Elle devait toutefois suspendre la sentence en attendant un rapport social sur l’accusé pour déterminer s’il est apte à effectuer des travaux communautaires à la place. L’ex-femme de l’accusé, dans ses dépositions, avait indiqué qu’elle avait eu trois enfants avec son ex-mari et qu’après leur divorce, elle n’avait pas d’objection à ce que les enfants aillent rendre visite à leur père. Mais quand sa fille retournait de chez son père, elle était « différente, plus effrayée, silencieuse et se plaignait de douleurs aux parties intimes », soutient-elle. Elle avait alors demandé à sa fille si son père l’avait touchée, et cette dernière a répondu par l’affirmative. Une fois, la mère avait refusé que sa fille aille chez son père, ce qui avait mis ce dernier en colère, provoquant par la suite une dispute. La fillette avait donné une déposition à la Child Development Unit (CDU), en présence d’une psychologue, le 27 mars 2012, pour confirmer les actes de son père. Cette dernière avait relaté à sa pédiatre et à sa psychologue qu’à quatre reprises, au domicile de son père, ce dernier avait attenté à sa pudeur.
Le père, qui ne s’était pas adressé à la Cour lors de son procès, avait réfuté les accusations dans ses dépositions à la police, soutenant que son ex-femme l’avait déjà menacé de consigner de fausses allégations d’attentat à la pudeur contre lui auparavant peu après leur divorce. Il avait soutenu que depuis mars 2012 son ex-femme lui avait interdit de voir ses enfants.
Dans l’énoncé de son jugement, la magistrate Wendy Rangan avait statué que malgré certaines incohérences dans les preuves présentées par la poursuite, les preuves dans l’ensemble étaient fiables. Prenant en compte le divorce houleux du couple, elle a statué que l’attentat à la pudeur n’avait pas été inventé. La magistrate soutient que l’acte de l’accusé, perpétré sur sa propre fille, « dépasse l’entendement d’une relation normale entre un père et sa fille ». Les neuf mois de prison étant suspendus, le père devra retourner en Cour le 11 août pour savoir s’il pourra effectuer des travaux communautaires à la place.