La magistrate Renuka Devi Dabee, présidente de la Cour criminelle intermédiaire, a accordé le bénéfice du doute à un habitant de Tranquebar poursuivi pour actes indécents sur sa fille alors âgée d’un an et demi. Il avait plaidé non coupable. La magistrate a remis en question la version de la mère de l’enfant, qu’elle a trouvé douteuse.
L’acte d’accusation indiquait que le délit allégué aurait été commis entre mai et juin 2012. Assignée comme témoin principal, la mère avait déclaré que son époux avait commis des actes indécents pendant qu’il déshabillait l’enfant pour lui donner son bain. Elle a indiqué à la Cour qu’ils s’étaient mariés civilement en décembre 2007 et que des tiraillements ont lieu dans leur vie de couple en 2012.
C’est en consignant une déposition à la police qu’on lui avait laissée entendre que les agissements de son mari pouvaient constituer un délit. De plus, elle avait consulté une organisation spécialisée dans les mariages islamiques pour s’assurer qu’elle obtiendrait la garde de son enfant. Les relations du couple étaient si tendues durant les mois de juillet et d’août 2012 qu’ils faisaient chambre à part. C’est durant cette période que son mari l’aurait forcée à quitter le toit conjugal en allant la déposer chez sa soeur, alors que l’enfant était restée seule avec son père.
Lors de son contre-interrogatoire, elle a concédé que leurs relations s’étaient détériorées lorsque son mari avait contracté un mariage religieux, le nikkah, avec une autre femme, le 10 février 2012. En Cour, l’accusé a nié les accusations de son épouse. Ayant des doutes sur la version donnée par l’épouse, la magistrate Renuka Devi Dabee a rayé l’accusation et accordé le bénéfice du doute au père.