Un individu poursuivi en Cour intermédiaire sous une charge d’attentat à la pudeur a été blanchi. La magistrate Wendy Rangan a en effet estimé que les versions des victimes alléguées, deux soeurs, « sont incohérentes et prêtent à confusion ». Ces dernières avaient décrit que leur collègue, qui travaille dans la même section qu’elles dans une entreprise spécialisée de produits en canettes, aurait attenté à leur pudeur en novembre 2012. D’après les victimes alléguées, le collègue prétextait de ramasser des objets qu’il aurait volontairement jetés au sol afin de commettre son méfait. Les soeurs avaient soutenu qu’il n’y avait pas de témoin oculaire car « des machines obstruaient la vue ». En cour, une des soeurs avait dit s’être plainte à son supérieur lorsque le collègue aurait récidivé.
Ce dernier devait pour sa part nier en bloc les allégations d’attentats à la pudeur portées contre lui, indiquant que les deux soeurs n’étaient pas en bons termes avec lui car il leur donnait des ordres dans le cadre du travail. De fait, il avait plaidé non coupable lors du procès.
En considérant les preuves présentées en cour, la magistrate Rangan a estimé que les versions des deux soeurs n’étaient pas cohérentes. Une des soeurs, interrogées en cour sur les évènements, avait ainsi donné une version différente des faits et n’avait pas pu se rappeler du jour où l’accusé aurait attenté à sa pudeur. La magistrate a aussi noté que les victimes alléguées n’ont pu confirmer en cour ce qu’elles avaient relaté à la police. La magistrate Rangan a de fait rayé les accusations d’attentats à la pudeur portées à l’encontre de l’employé poursuivi.