Le procès intenté à l’homme d’affaires Michel de Ravel de l’Argentière, accusé d’attouchements sexuels et d’attentats à la pudeur sur huit fillettes en 1998, a démarré sur le fond devant la Cour intermédiaire hier. La poursuite, représentée par Me Roshan Santokee, a appelé plusieurs témoins, dont le Main Enquiring Officer, le SI Daujee, lequel avait enregistré six dépositions de l’accusé. À la police, Michel de Ravel a nié une partie des allégations portées contre lui par les huit plaignantes. Il soutient que certaines d’entre elles ont été influencées par leurs amies. Le procès a été ajourné au 28 septembre.
Au début de l’audience, les policiers ont produit des photos prises au domicile de Michel de Ravel, à la Balise, Rivière-Noire, ainsi qu’à Morcellement Carlos, à Tamarin. Par la suite, le PC Badurally, qui avait enregistré les dépositions de deux plaignantes, a produit en Cour trois emails que ces dernières avaient reçus de l’accusé pour leur demander pardon pour le tort causé et a dit « regretter ses actes ». Le Main Enquiring Officer dans cette affaire, le SI Daujee, a par la suite lu en Cour les six dépositions de l’accusé après son arrestation. Si Michel de Ravel avoue avoir fait des attouchements sur quatre fillettes, il dément les allégations des autres. « Li pa vre, se bann alegasion konpletman fos. Linn inflianse par so bann kamarad », a-t-il déclaré à la police. Il évoque aussi une relation amoureuse qui a duré plusieurs années avec l’une d’elles. Le procès a été ajourné au 28 septembre.
Lors d’une audience précédente, l’accusé avait logé une motion demandant l’arrêt de son procès, soutenant que celui-ci n’est « pas équitable ». Par la suite, son avocat, Me Siddartha Hawoldar, avait informé la Cour qu’il n’irait pas de l’avant avec la motion à ce stade, réservant toutefois son droit à une autre motion dans ce sens au cours du procès.
Pas moins de 21 charges sont portées contre Michel de Ravel, un habitant de Rivière-Noire, âgé de 55 ans, devant la Cour intermédiaire. Ce dernier est poursuivi pour « attempt upon chastity upon a child of less than 12 ». Dans sa demande d’arrêt des procédures, Me Siddartha Hawoldar avait soutenu que son client ne bénéficie pas d’un procès équitable vu le nombre d’années écoulées depuis son arrestation jusqu’au jour où les charges ont été logées contre lui devant la Cour intermédiaire. L’avocat arguait que ce laps de temps a causé un stress du côté de son client et soutenait que le libellé de l’information pour les accusations « n’est pas clair ». Il avait ainsi demandé l’arrêt du procès intenté à son client. Alors que les débats à ce sujet devaient avoir lieu, Me Hawoldar a retiré la motion.
Michel de Ravel a été arrêté le 29 juin 2012 suite à de graves allégations d’attouchements sexuels et d’attentats à la pudeur portées contre lui par cinq victimes présumées au CCID. Confronté aux plaintes rapportées à la police à son encontre, l’homme d’affaires avait fini par passer aux aveux lors de ses interrogatoires. Les victimes affirment avoir subi des attouchements alors qu’elles avaient entre 4 et 6 ans. Ces dernières sont les enfants de ses amis, qui venaient passer le week-end chez lui à Rivière-Noire.