Cour suprême

L’appel de Kalam Joomun, un tour-opérateur, et Darmen Bissessur, physiothérapeute, contestant leur condamnation d’un an de prison chacun pour attouchements sexuels sur deux sœurs françaises en 2009, a été rejeté en Cour suprême. L’Acting Senior Puisne Judge” Asraf Caunhye et la juge Gaytree Jugessur-Manna ont soutenu n’avoir « aucune raison d’interférer avec la décision de la magistrate de première instance, qui a jugé que les versions des plaignantes étaient crédibles ».

Un jugement a été rendu neuf ans après des faits qui se sont déroulés dans un salon de massage à Grand-Baie, le 11 septembre 2009. Deux sœurs de nationalité française étaient en vacances à Maurice et louaient un bungalow à Grand-Baie. Elles avaient fait la connaissance de Kalam Joomun car ce dernier avait organisé des excursions en mer pour elles lors de leur séjour. Le 11 septembre 2009, Kalam Joomun avait offert aux deux sœurs une séance de massage dans un salon à Grand-Baie comme « cadeaux de dédommagement » car deux excursions ne s’étaient pas passées comme prévu.

La victime de Darmen Bissessur avait déclaré à la police qu’elle était « pétrifiée, terrorisée et je ne pouvais plus bouger » quand l’accusé a commencé à lui toucher le sexe, et en tentant de la rassurer, disant qu’il était médecin-naturopathe et qu’il avait pratiqué comme médecin ayurvédique pendant des années.

Kamal Joomun était lui monté en califourchon sur le dos de l’autre sœur pour la masser. Cette dernière était allongée sur le ventre et portait un haut et son maillot de
bain. Alors qu’elle tentait d’empêcher ses attouchements, Kamal Joomun lui a répondu : « Ca suffit, tu gâches tout. Ici à Maurice, les massages sont coquins, c’est comme ça ».

Après la séance, Kamal Joomun avait ordonné aux sœurs de ne rien raconter de ce qui s’était passé au risque d’avoir des problèmes. C’est lorsqu’elles sont retournées à leur bungalow qu’elles se sont raconté leurs mésaventures. Les avocats des deux appelants ont tenté de démontrer les incohérences dans la version des deux sœurs à la police, notamment des omissions notables de ce qui s’était passé dans le salon de massage, pour contester la véracité de leurs versions.

Les juges ont, dans leur arrêt, observé que les conclusions du magistrat de la cour de première instance n’avaient pas à être remises en cause et ils se sont rangés en faveur des analyses du magistrat de première instance, qui a agi en se basant uniquement sur les témoignages des sœurs françaises qu’elle a trouvés crédibles et fiables.