Le premier chapitre prend fin sur les mêmes paroles qui l’avaient ouvert. Mais quelques années plus tard, la belle créole a pris encore plus de formes et se présente avec des courbes enivrantes, envoûtantes. Qui saurait résister à son déhanché ? Ce roulement de ravanne marqué par le ballet des graines de la maravanne, tandis que la batterie suit le rythme de ses pieds nus sur la scène. Ses balades à travers le pays lui ont affiné les sens et le voyage grâce aux rencontres l’a fait grandir. Elle est chaude, sauvage, rebelle. Elle se chante désormais en choeur; ceux qui l’ont rencontrée se sont abandonnés à sa sensualité. Elle est devenue ce cri de ralliement qui réunit une foule qui n’a ni couleur ni âge, ni race ni sexe : enn melanz tou kouler.