Face aux allégations proférées contre lui dans le cadre des dénonciations de l’opération Dhobi de Klas, Sylvio Sundanum a consigné une déposition au Central CID. Il a qualifié le whistleblower Hussein Abdool Rahim « d’escroc ». L’homme d’affaires et General Manager de Dry Cleaning Services Ltd a remis aux enquêteurs de la Cybercrime Unit son cellulaire qui contient les messages échangés entre les différents protagonistes impliqués dans ce scandale débouchant sur le départ de l’Attorney General, Ravi Yerrigadoo.
Selon les premières indications, le patron du CCID, l’ACP Devanand Reekoye, pourrait demander à l’inspecteur Robin Bundhoo, dont le nom est mentionné dans l’affidavit d’Abdool Rahim, de ne pas se charger de cette enquête car il pourrait être lui-même appelé à donner sa version des faits. Outre des fichiers informatiques, Sylvio Sundanum a également remis certains documents à la police pour tenter de discréditer son accusateur.
« Li servi enn moyen pou tire cash avec moi », a-t-il fait comprendre au CCID, tout en détaillant ce qu’il a qualifié de mode opératoire d’Abdool Rahim. L’homme d’affaires a déclaré avoir rencontré le whistleblower alors que les deux fréquentaient la gym à l’hôtel Le Suffren. « Je n’étais pas au courant qu’il était chômeur. Se par ignorance ki monn ale develop enn certaine amitié avec li. Li profite de sa », ajoute-t-il. Au fil des conversations, Hussein Abdool Rahim lui aurait expliqué ses activités sur des paris en ligne, ses gains, et également le fait qu’il est en liberté conditionnelle pour une affaire d’escroquerie. « Je l’ai dirigé vers Me Dick Kwan Tak, qui est un ami, pour l’aider sur les aspects légaux. Se a traver so avoka ki li fer bann lezot demars », confirme-t-il. D’ailleurs, Sylvio Sundanum n’a pas voulu dévoiler sa relation avec l’ex-Attorney General Ravi Yerrigadoo, à sa sortie des locaux du CCID. « Je connais beaucoup de personnes. Je me retrouve coincé au milieu de tout cet imbroglio. Sa inn vinn enn zafer politik », estime-il.
L’homme d’affaires n’a pas nié avoir demandé son argent à Abdool Rahim en lui envoyant des messages, mais refuse de parler de menaces. « Monn dir li mo pou ale met case kont li, si li pas retourne moi mo larzan ». Comme il habite à Quatre-Bornes, dit-il, il s’est rendu au quartier général de sa division à Rose-Hill pour rencontrer le surintendant Daniel Monvoisin pour évoquer le fait qu’il n’a pas reçu son argent. « Mo ena enn tas messaz kot li dir li pou rembourse moi ».
« Monn tini-tini akoz li ti lor caution. Mo pann mett li la polis tou sa temps la akoz mo kone li pas ti pou re gagn caution », soutient encore Sylvio Sundanum. Ce dernier avance qu’il logera des poursuites au civil contre ses détracteurs en temps et lieu « pour laver mon honneur ».