Lors de son discours au Centre Culturel Islamique qui célébrait en ce 21 août, son 25e anniversaire et les 10 ans d’existence du centre, de même que la fête Eid Ul Fitr, Navin Ramgoolam a surtout axé son discours sur ce qu’il appelle « Le droità l’argent ». S’il s’est gardé de commenter explicitement les photos de la femme d’affaires Nandanee Soornack dansant avec lui, publiés le dernier week-end dans la presse, le Premier ministre a réitéré sa conviction  d’être «l’hommeà abattre». Faisant le procès de la presse qui ne traiterait pas selon lui des sujets importants tel que le classement de Maurice sur le Global Peace Index où elle se retrouve à la 24 ème place,  il laisse entendre qu’aujourd’hui « nou napli ena droit à l’information, mais droit au commercial ». Et d’ajouter que « pour vendre les journaux, il faut faire des palabres ». C’est dans cette optique qu’il estime « qu’il  y a des gens qui sont pessimistes, qui ont de la haine dans leur coeur et qui éprouvent de la jalousie, surtout envers moi».
Il a profité de cette plateforme pour venir à la rescousse  de la députée Nita Deerpalsing qui l’avait fortement défendue dans une émission radiophonique récemment. Elle serait selon lui, victime d’attaques injustes sur les réseaux sociaux en raison de ses prises de position. Navin Ramgoolam dit cependant ne pas perde espoir de pouvoir éduquer ses détracteurs. Il plaide ainsi pour l’unité de la nation mauricienne, et ne manque pas de prévenir que les agents de division vont se manifester « kan elections pou vini ou pou trouv sa bann dimoun la lev latet. »
Le Premier ministre a profité de l’occasion pour réassurer son soutien au peuple opprimé des palestiniens, rappelant qu’il a abordé la question avec le Président des Etats-Unis.  Après un discours long de 45 minutes, le chef du gouvernement  a pris congé des ses hôtes, expliquant qu’il devait préparer le case que des promoteurs hôteliers britanniques ont intenté contre l’état mauricien. Ce, suite à une rupture de contrat concernant des portions de terrain de la région du Morne sur lesquelles ils planifiaient de  construire cinq établissements hôteliers. Ce changement est intervenu quand Le Morne est passé au statut de Patrimoine mondial.