Le Front commun travayer social s’est réuni samedi soir au Centre Idrice Goomany à Plaine-Verte. Plusieurs travailleurs sociaux, notamment Eddy Sadien, Salim Muthy et Marika Achille, ont dénoncé les problèmes auxquels sont confrontés les plus démunis. Des membres du public se sont également exprimés.
Les travailleurs sociaux regroupés sur la plate-forme FCTS (Front commun travayer social) ont fait un tour d’horizon des problèmes dans les quartiers déshérités à Maurice. « Bann dimounn ki au pouvwar pa rezoud nou bann problem ! » a déclaré le travailleur social Eddy Sadien, devant une maigre assistance. Pour lui, les politiques ne prennent pas de « décisions courageuses » pour résoudre les problèmes des plus démunis de la société.
Eddy Sadien a dénoncé le manque d’effectif dans les postes de police. « Ena fwa zis trwa la polis dan enn station… Pena ase staff », a soutenu le travailleur social. Il a rappelé que les services ne sont pas gratuits. « Nou paye sa bann dimounn-la pou fer sa travay-la ek zot pa donn nou bon serviss ! »
Salim Muthy a quant à lui affirmé que Vallée-Pitot est l’une des quelque 225 poches de pauvreté identifiées par le ministère de l’Intégration sociale. Le travailleur social a avancé que « rien n’est fait » pour venir en aide aux habitants de la localité. Il a ensuite commenté « les lacunes » dans la fonction publique. « Ena bokou dimounn ki gayn travay parski zot ede pou eleksyon… Pa pe pran dimounn pou zot competans », s’est-il insurgé. M. Muthy a fustigé « les gaspillages » des fonds publics en citant à titre d’exemple le projet Jin Fei. Il a affirmé que les 500 arpents de terre à Riche-Terre confiés aux investisseurs chinois n’ont pas encore été utilisés. « Kot 35 000 emplwa ki ti promett-la ? Ti dir ki ti pou ena Rs 23 milliards investisman », a-t-il lancé.
La travailleuse sociale Marika Achille, également enseignante du secondaire, a affirmé que « les gaspillages » soulignés dans le rapport de l’Audit sont « scandaleux ». « Ena par milion gaspiyaz dan bann corp paraetatik ek dan bann ministeres… Sa kass ki zot pe depense-la se nou kas sa ! » a-t-elle relevé. Elle a soutenu que les personnes de sa localité à Baie-du-Tombeau ont recours aux travailleurs sociaux au lieu de se tourner vers les députés. « Se travayer social ki pe bizin fer travay minis ek depute aster-la. »
Marika Achille a aussi parlé de l’affaire MedPoint. « Rs 144,7 millions inn depanse pou nanie… Ti bien kapav ed ti dimounn avek sa kas-la ! »