Ashley Aleear, 38 ans, est maintenu en cellule policière. Après la déposition formelle d’une fillette de 11 ans, en présence de sa mère, dimanche dernier, au poste de Police de Blue-Bay, accusant le suspect de « causing child to be sexually abused », celle de la fille de 17 ans vient clouer ce dernier au pilori. Elle a avoué, mercredi, être l’auteure du clip pornographique de 25 secondes qui a été, dans un premier temps échangé, entre élèves et dans un deuxième, mis en circulation sur le site populaire Youtube avant d’être enlevé. Après examen de la fillette de 11 ans, un autre Mahébourgeois est activement recherché pour relations avec mineure. Les faits remontent en début d’année alors que cette dernière rendait visite à sa grand-mère à Quatre-Soeurs.
Interpellé dimanche dernier, Ashley Aleear, 38 ans, fils d’une importante personnalité d’une institution constitutionnelle, a retenu les services de Me Ashley Hurranghee. Depuis le début, il nie farouchement les accusations qui lui sont imputées. Après deux comparutions en Cour de District de Grand-Port, la police ayant objecté à sa remise en liberté conditionnelle, en raison de ses antécédents, le présumé pédophile a été maintenu en cellule policière jusqu’à sa nouvelle comparution en cour fixée dans trois jours. La fille de 17 ans qui a décliné toute assistance médicale a, lors de son interrogatoire, confirmé aux enquêteurs être l’auteure du clip pornographique. Elle a expliqué s’être rendue en compagnie des deux autres cousines mineures en début de mois de mai dans le bungalow que loue l’instructeur de musique.
Lors d’une perquisition, mardi, au bungalow où les faits se seraient déroulés, les limiers de la CID de Mahébourg ont saisi la couverture d’un matelas qui révèle la présence de sperme et des brins de cheveux longs qui seront analysés. Une fouille complète de la voiture du suspect a, par ailleurs, abouti à la saisie d’un godmichet. Ces éléments sont considérés comme cruciaux dans la mesure où ils pourront inculper Ashley Aleear qui continue, à ce stade de l’enquête, nier les accusations portées contre lui. Dans sa version des faits consignées en début de semaine en présence de son homme de loi, il a laissé entendre que les trois filles ont monté de toutes pièces cette histoire pour se venger de lui. Il a soutenu que la fille de 17 ans lui a, pendant des cours supplémentaires dispensés au bungalow, fait des avances. Des avances qu’il a catégoriquement refusées avant de la renvoyer chez elle.