Un groupe qui ne ressemble à aucun autre, la voix veloutée et marquante de sa chanteuse Rosemary Standley et le charisme de ses quatre acolytes, le choix des ballades aux tendances country folk-blues et une atmosphère envoûtante… Moriarty a enchanté le public mauricien lundi soir au Conservatoire François Mitterand.
Le voyage commence en douceur avec la voix de Rosemary Standley, à la fois mystérieuse et magique. Toute en sensualité dans sa robe verte des années 50 aux motifs d’oiseaux, ses bottes noires, sa veste en cuir, ruban rouge autour de la tête et des lèvres rouge sang, elle s’installe derrière son micro telle une diva.
Elle est accompagnée de ses camarades Thomas (à l’harmonica), Arthur et Charles à la guitare, Stéphan à la contrebasse et Vincent à la batterie.
Le premier morceau envoûte. Mouvements gracieux des bras, Rosemary nous laisse ensuite apprécier les titres tels que « Jimmy », « Isabella ». Folk, mélodies country sont portés par sa voix incomparable. Le groupe enchaîne avec d’autres morceaux: « Belle », « Private Lily », titre phare de leur album intitulé « Gee Whiz but this is a lonesome town ». Moriarty invite le public à quitter le gradin pour venir le rejoindre au pied de la scène. Un cocktail explosif est programmé pour faire vivre un concert inoublialble aux Mauriciens. Moriarty nous embarque tantôt dans un train à la destination inconnue, tantôt dans une histoire d’amour entre un tigre et une sirène, dans un tramway, ou encore à Burkina Faso. Les titres s’égrènent dans une sonorité des plus attrayantes.
Encore quelques chansons et les groupe quitte la scène tandis que le public leur offre une standing ovation bien méritée. Avant que la chanteuse ne réapparaisse avec l’un des musiciens, sous les applaudissements nourris du public. Le groupe enchaîne avec « Enjoy the silence » de Dépêche Mode. Le concert terminé, de belles images et la voix de Rosemary nous accompagnent longtemps. Moriarty est de ces groupes dont on ne se lasse pas.