Le leader de l’Opposition et du MMM, Paul Bérenger, s’est dit tout à fait prêt et en pleine forme pour s’engager dans la lutte afin que le pays réussisse le renouveau. « Mo plis fit ki zame pou angaz la lutte pou le pei comma monn fer depi 1969 », a-t-il déclaré lors d’une réception offerte aux membres du bureau politique et de l’exécutif de son son parti, en présence de sir Anerood Jugnauth, de Pravind Jugnauth et des dirigeants du MSM. Pour lui, l’année 2014 sera cruciale et pourrait bien être l’année du renouveau politique avec l’organisation des élections générales et aussi du renouveau dans le judiciaire.
Commentant la situation sur le plan local, Paul Bérenger a observé que 2013 a été une mauvaise année avec son lot de scandales, les atteintes à la démocratie, de détérioration du law and order. De plus, dit-il, l’économie était en pilotage automatique. Il a souhaité que 2014 soit l’année du renouveau avec l’organisation des élections générales qui arriveront inévitablement.
Au chapitre des élections, il a insisté sur l’importance fondamentale des institutions électorales dans le pays comme dans le monde. « Si la confiance dans les résultats des élections générales disparaît tout s’écroule. La commission électorale et le commissaire électoral doivent réaliser l’immense responsabilité qui repose sur leurs épaules », a-t-il dit. Toujours à propos des élections, il s’est dit choqué de la légèreté avec laquelle le Premier ministre a traité le dossier de l’Electronic Voting Machine (EVM) qui, selon lui, pèsera de tout son poids concernant la confiance des électeurs dans les résultats des élections. Il a expliqué qu’entre 2000 et 2005, le gouvernement MSM/MMM avait fait tout un travail sur ce dossier et que Navin Ramgoolam était contre le projet. Maintenant, il est en faveur de l’EVM et tout le monde devient méfiant, a-t-il dit. « Depuis cette époque, il y a eu beaucoup de contestations en Inde », souligne Paul Bérenger. Il a annoncé que le Remake reviendra sur toute la question au début de l’année. « En janvier nous reprendrons cette question d’EVM en priorité. Est-ce qu’il faudra demander officiellement la présence des observateurs du Commonwealth pour les élections générales en tenant en compte les abus de la MBC, de l’appareil d’État du pouvoir de l’argent ? Nous verrons le moment venu s’il faudra faire une demande officielle dans ce sens », a-t-il laissé entendre.