L’importance économique du fourrage pour l’engraissement du lapin fera l’objet, jeudi à Wooton, d’une causerie de Regis Lam Sheung Yuen, agronome de l’Agricultural Research and Extension Unit (AREU) spécialisé dans la production animale. Cette causerie, qui est surtout destinée à ceux qui envisagent de se lancer dans la production commerciale du lapin, aura lieu au Farmer Training School de l’AREU.
Surtout élevé, jusqu’à présent, sur une base domestique, le lapin de nos arrière-cours est essentiellement nourri de restes de cuisine, de résidus de produits récoltés ainsi que de fourrages tels l’herbe bourrique, l’herbe éléphant et autre lastron avec peu ou pas de suppléments de concentrés. Au niveau de l’AREU, l’on indique que cela résulte en une faible productivité des animaux ainsi nourris.
Pour les techniciens agricoles, si cette alimentation peut convenir à une production domestique, tel ne saurait être le cas si les producteurs envisagent une production à échelle commerciale. Ainsi, les fermiers engagés dans la production commerciale de lapins font face à des coûts considérables en raison de leur dépendance de l’utilisation de concentrés qui peuvent même, selon l’AREU, représenter presque les trois-quarts du coût de production.
C’est dans le contexte d’informer ceux intéressés par la question de production à moyenne échelle de lapins, à des fins commerciales, que sera organisée cette causerie jeudi prochain. Il sera ainsi question des bonnes méthodes d’engraissement économique susceptibles, selon l’AREU, de permettre la mise sur le marché de lapins de 3 kg en l’espace de deux mois et demi à trois mois.