Le ministre de l’Environnement, Alain Wong a procédé au lancement d’un atelier visant à diffuser les recommandations de la Network of African Science Academies (NASAC) sur l’adaptation et la résilience de l’Afrique face aux effets du changement climatique. Le ministre Wong estime que cette démarche vise à « démystifier et à simplifier la question ». C’était ce matin, à l’hôtel Hennessy Park, à Ebène.
« I believe that this document will provide an ideal tool to bridge the gap between the scientists and policymakers by demystifying and simplifying climate change related issues by applying a down-to-earth and practical approach », a affirmé le ministre lors de son intervention tout en observant que « le changement climatique est devenu une menace à la survie de l’homme » et qu’il affecte tous les pays du monde.
Alain Wong affirme que les indicateurs du changement climatique sont alarmants pour Maurice et pourraient se détériorer. « Je fais ici référence à la hausse de la température de 1.1°C et à la fréquence et à l’intensité des événements liés aux conditions climatiques extrêmes comme les ‘flash flood’ ». Il poursuit : « Accelerated sea level rise was observed over the last decade of the order of 5.6 mm per year, which surpasses the global average rise of 3.3 mm per year. » Des faits qui, selon lui, consolident notre conviction de la nécessité de prendre des actions concrètes et urgentes en collaboration avec les autres partenaires; « Our actions should be both in terms of mitigation and adaptation », laisse-t-il entendre par ailleurs.
Le ministre note que le « policymaker’s booklet » sur les changements climatiques qui est diffusé « focuses on why climate change adaptation and resilience is crucial for Africa and elaborates on how climate change impact can be addressed through targeted policy actions and interventions ». Pour lui, les priorités africaines sont une reconnaissance de haut niveau de la vulnérabilité de l’Afrique sur des plateformes de négociations internationales; la mobilisation des ressources adéquates; l’assurance de la sécurité alimentaire, énergétique et aquatique; la gestion, l’adaptation, la réduction optimale des risques liés au changement climatique; et l’accès à l’innovation pour tracer la voie vers des opportunités.
Les objectifs en question qui nécessitent des conditions préalables de bonne gouvernance, d’accès aux technologies, d’investissement dans l’innovation; d’implication et d’engagement de toutes les sections de la société. « In light of the above, I would like to advocate for an increasing regional and continental collaboration from regional entities such as SADC, COMESA, The African Union and other continental economic blocks », affirme le ministre Wong, qui estime qu’il faut tout mettre en oeuvre pour s’assurer que les pays africains et les petits états insulaires puissent accéder aux fonds pourvus par le Green Climate fund et d’autres organisations.  Et de mettre en exergue : « I firmly believe that this booklet will serve to raise awareness of decision makers as well as policy makers to move with more confidence into implementation phase of the universally accepted Paris Agreement and address the fundamental problems by identifying how adaptation options could be integrated in various sectors namely water, agriculture and food security, fisheries, coastal zones, and human health ».