Pendant un peu plus de 90 minutes samedi soir au J & J Auditorium, à Phoenix, le « chanteur de l’amour », Frédéric François, s’est produit devant un public acquis. Il a enchaîné avec une vingtaine de chansons de son répertoire lors de cet unique concert, présentant pour la première fois Les femmes sont la lumière du monde, titre phare de son dernier album portant le même nom.
C’est un Frédéric François plein d’énergie qui est arrivé à Phoenix sur la scène du J & J Auditorium samedi soir en interprétant Aimer sous les applaudissements du public venu nombreux pour le voir en live pour la troisième fois à Maurice. Dès cet instant, la magie a une nouvelle fois opéré entre ses fans et lui. « Bonsoir à tous. Je suis vraiment très heureux de vous retrouver », a lancé Frédéric François après ce premier morceau. Sans se faire prier, il a enchaîné avec Est-ce que tu es seule ce soir ? En symbiose, ses fans se sont joints à lui, reprenant les refrains de Viens te perdre dans mes bras… « Oui, c’est comme ça que je vous aime », leur lance Frédéric François. « Oui, j’arrive, ajoute-t-il. Tous ensemble : Viens te perdre dans mes bras. » Heureux, il affirme : « Vous avez une très belle voix. » Plus tard, il ne manquera pas non plus de dire : « Maestro, nous avons une chorale exceptionnelle. »
De temps à autre, le chanteur revient sur quelques anecdotes évoquant son premier passage à la radio et sa rencontre avec Mike Brant pour la première fois, sa prestation en 2000 à l’Olympia, où il chantait pour la première fois Mamina, une chanson en hommage à sa mère « pour dire tout ce qu’elle a été pour moi ». Frédéric François partagera aussi l’instant privilégié qu’il a passé avec sa fille, Victoria, à l’Olympia, où ils ont chanté Something stupid de Frank Sinatra.
Amor latino, Fidèle, Funiculi Funicula, On s’embrasse, On oublie tout, Chicago… sont autant de titres que les fans ont entonnés en choeur avec lui. Presque 40 minutes après le début du concert, le chanteur annonce un nouveau titre, Les femmes sont la lumière du monde, une nouvelle chanson avec la même fraîcheur, la même poésie et la même mélodie des premiers instants pour le plus grand bonheur de ses fans qu’il a pu maintenir au fil du temps pour ne pas parler, aujourd’hui, des générations qui se succèdent. Lui-même dialoguant avec ce public qui l’a connu jeune, un moment empli d’émotions. Il chante Joyeux anniversaire à Laurence de Camp-de-Masque-Pavé qui fêtait ses 60 ans.
Frédéric François promet à une autre fan, qui l’a connu depuis son enfance à travers sa mère, de revenir une prochaine fois pour lui interpréter sa chanson préférée, L’amour fou. Il explique pourquoi il ne peut pas la chanter ce soir : « On essaie de changer le répertoire tous les deux ans et cette fois-ci on ne l’a pas mise au programme du spectacle. » Il confie aussi que son père a émigré de la Sicile pour aller travailler dans une mine de charbon en Belgique. Son rêve était de faire de lui un chanteur étoile, mais, dit-il, « je ne savais pas que cela allait se transmettre de génération en génération ». Et d’ajouter : « Vous m’avez fait le plus beau cadeau de ma vie. »
Frédéric François a terminé ce spectacle en beauté, même si certains s’attendaient à deux heures de concert comme promis et à découvrir d’autres morceaux de ce nouvel album. C’était une belle rencontre avec le public qui s’est dirigé vers la scène comme pour mieux vivre ces derniers instants avec lui. Certains lui offrant des roses, d’autres lui tendant la main. Il reviendra ensuite pour chanter Et si l’on parlait d’amour avant de terminer avec Je t’aime à l’italienne… je t’aime à la mauricienne.