Kumar Sanu a distillé des morceaux savamment veloutés entre nostalgie et plaisir, hier soir, au J & J Auditorium, Phoenix. Il a frappé fort pour ses retrouvailles avec ses fans mauriciens après 20 ans. Son dernier concert chez nous remonte à 1994 au stade Guy Rozemont à Quatre-Bornes.
La voix de Kumar Sanu est toujours là, imposante, capable de rugir comme de susurrer. Pendant trois heures, il a fait le bonheur des irréductibles des ballades romantiques avec une bonne entrée en matière avec la chanson Do Dil Mil Rahe Hai et Ek Ladki Ko Dekha de 1942 – A love story, puis a enchaîné avec la chanson titre de Dil Hai To Manta Nahi et Yeh Kali Kali Ankhen de Baazigar.
Le maître a fait vibrer bien des coeurs avec ses couplets imprégnés de poésie. D’une manière très intérieure et lente, il reprend des chansons plébiscitées par le public, loin des standards commerciaux actuels. Des morceaux qui sont restés ancrés dans l’inconscient et qui passent de génération en génération.
Kumar Sanu noue une relation privilégiée avec son public et l’agrippe avec une énergie et un enthousiasme sans bornes. Une voix restée jeune malgré le passage du temps. Il possède le don inépuisable de chanter et de communiquer avec son public. Sa voix n’en finit jamais de rajeunir et de nous charmer. Lorsqu’il interprète les chansons d’Aashiqui, surtout Ab Tere Bin Jee Lenge Hum, le public manifesta brutamment son enthousiasme.
Sacré meilleur chanteur aux Filmfare Awards pendant cinq années consécutives et auteur de 18 000 chansons, Kumar Sanu a aussi rendu hommage à son idole, Kishore Kumar. Vêtu d’un magnifique veston bleu marine, il a fait se pâmer de joie les adolescentes. Organisé par C. Cape Events, le concert a tenu toutes ses promesses.