Lelou Menwar et son trio seront en action le vendredi 3 février à 21h au Kenzi Bar, Flic en Flac. L’occasion de découvrir ou de redécouvrir le trio de l’auteur de Sizann. Le sagaï vous attend, et c’est gratuit…
Toujours en quête de nouvelles expériences, qui se conclut par des succès ou des échecs, Menwar poursuit sa route musicale. Faisant le tour du monde ou le tour de l’île, ce trio (avec Kerwin Castel et Christophe Arles) est une nouvelle expérience de plus que Menwar partage avec son public.
Trwa cinq sous.
C’est sous l’appellation de Menwar ek so trwa cinq sous que le projet d’un trio pour le sagaï avait été présenté à l’IFM, en décembre 2010. Dans Trwa cinq sous, il y a toute la simplicité et la modestie d’une pièce de cinq sous. “En mode moderne et traditionnel, le trio crée un son unique dans la chaleur intimiste des instruments. Le trio aime à mettre en valeur les textes inédits ou oubliés de Menwar, les créations les plus anciennes et les plus récentes du célèbre griot qui, de scène en scène, raconte sa vie, son pays et ses idéaux.”
Scène.
Après des années avec son équipe de musiciens qui a assuré la promotion et la tournée internationale de Ay ay lo lo, Menwar est passé à une formation plus légère. À trois, avec le guitariste Christophe Arles et le percussionniste français Olivier Besenval. Le résultat n’a pas été convaincant, mais Menwar n’a pas changé de cap. Il a invité Kerwin Castel à la place d’Olivier Besenval, et le bateau sagaï navigue en rythme.
Ce nouveau trio a se focalise sur des sorties scéniques. On avait retrouvé le combo lors de la soirée Live Authentique à Mon Repos, aux côtés de Sagapataal et Tritonik. “Nous essayons de présenter le projet et le groupe à travers les concerts. Avant de passer à l’étape de la composition d’un nouvel album. Pour le moment, je ne compose pas; je joue”, confie Menwar.
Hier et aujourd’hui.
Menwar va vers plus de profondeur avec son trio et explore ses anciennes compositions des années 70 et 80. Sa référence à la pièce de cinq sous est un rappel de letan lontan. Cette époque où les pièces de cinq sous “plantées devant les portes des maisons servaient de porte-bonheur; celle où les piécettes par leur poids et leur couleur sonore entraient dans la fabrication de la ravanne; celle encore où jeter une pièce de cinq sous dans un buisson de plante purifiante en assurait la repousse; celle enfin d’une époque où une pièce de cinq sous suffisait à se remplir le ventre”. Autant de symbolisme pour aussi faire un clin d’oeil à la ravanne, son instrument majeur.