Depuis hier après-midi, le petit village de L’Escalier est en émoi. En effet, des pêcheurs ont affirmé avoir aperçu un crâne humain et des os flottants au large du Souffleur où étaient portés disparus depuis le 8 mai dernier deux pêcheurs, Rakesh Buddoo, 34 ans, et son neveu Jason Catherine, 21 ans. A ce matin, les autorités étaient en présence d’un crâne humain, d’ossements au niveau du genou et d’une chaussette de couleur blanche.
Les proches de Rakesh Buddoo sont confiants que ces restes humains appartiennent à celui-ci. Mais à la mi-journée, aucune confirmation officielle n’était disponible et les recherches se poursuivaient en mer. Des dispositions ont été prises pour que des tests ADN soient menés en vue de l’identification formelle. Des membres des familles des deux pêcheurs disparus seront invités à fournir des prélèvements pour ces tests en laboratoire.
Néanmoins, le délai des autorités à informer les proches des procédures suscitent de l’impatience et de l’angoisse au sein des familles. « Tou le zour depi le 8 nou vinn bor la mer parski nou kone lekor pou bizin remonte. Aster ki sa inn arive, la polis ti bizin inform nou », soutiennent des membres des deux familles, dont l’épouse de Rakesh Buddoo, mère d’une petite fille.
La première alerte fut donnée par des volontaires vers 16 h 45, hier. Des pêcheurs rentrant d’une sortie ont affirmé avoir vu des restes humains flottant en mer. Des membres de la National Coast Guard devaient effectuer une première sortie en mer vers les 18 h avec des plongeurs et des volontaires dans l’eau. Entre-temps, un crâne humain, un os d’une longueur de 50 centimètres, une palme de nageur de couleur bleu et noir et une chaussette de couleur blanche ont été récupérés dans la mer et transférés au Forensic Science Laboratory à des fins d’analyse.
Les recherches ont repris en mer. Rakesh Buddoo et son neveu Jason Catherine étaient partis dans la nuit du 7 au 8 mars pour aller pêcher des crustacés. Mais ils ne devaient pas rentrer depuis et le jour de leur disparition en mer, seul un sac en plastique utilisé pour contenir les prises fut découvert sur les lieux.