Sur la base de renseignements précis, des membres de la police de l’environnement ainsi que du ministère de l’Environnement ont hier fait une descente au marché central de Port-Louis. Un individu a été pris en flagrant délit en train de vendre des sacs en plastique, pourtant interdits. Il a été verbalisé et a dénoncé une usine qui les lui fournissait.
« Contrairement à ce que pensent certaines personnes, la police de l’environnement et les officiers du ministère de l’Environnement n’ont jamais baissé leur vigilance quant à l’interdiction de l’utilisation des sacs en plastique ! » a expliqué au Mauricien le responsable de la police de l’environnement, l’inspecteur Yves Dimba. « Au contraire ! Suivant les directives du commissaire de police, Mario Nobin, nous maintenons à travers l’île une vigilance accrue quant à la vente de ces sacs interdits », ajoute-t-il.
C’est sur la base de renseignements fiables que les policiers de l’environnement et les officiers du ministère de l’Environnement ont fait hier une descente au marché central de Port-Louis. « Nous avons interpellé un individu en flagrant délit de vente de sacs en plastique prohibés. Nous lui avons dressé une contravention et saisi une bonne centaine de sacs. Pour sa défense, il a dénoncé une usine. Nous poursuivons notre enquête car le propriétaire de l’usine nous a certifiés qu’il ne fabriquait ces sacs que pour l’exportation, suivant des commandes qu’il a eues », a ajouté l’inspecteur Dimba. Le contrevenant est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à Rs 10 000. Et le policier de rappeler que, suivant la promulgation des Environment Protection (Banning of Plastic Bags) Regulations 2015, l’importation, la fabrication, la vente ou la distribution de sacs en plastique sont strictement interdites depuis le 1er janvier, exception faite des sacs en plastique exemptés. L’inspecteur Dimba rappelle que les sacs exemptés sont les sacs transparents de type “roll-on”, les sacs-poubelles, les sacs à usage agricole, les sacs utilisés pour l’échantillonnage et les analyses, les emballages dans lesquels les marchandises sont scellées avant leur commercialisation sur le marché local ou pour l’exportation, les sacs transparents ne dépassant pas 300 cm2, les sacs de sécurité transparents refermables spécifiquement conçus pour contenir des liquides, aérosols et gels dans un aéroport, à bord d’un avion ou lors d’un transit. Sont aussi concernés les sacs de passagers débarquant d’un avion ou d’un navire dans le but de transporter ses effets personnels, les sacs fabriqués pour l’exportation, les sacs biodégradables imprimés et certifiés, ainsi que les sacs compostables, également imprimés et certifiés.
L’inspecteur Dimba rappelle qu’il existe sur le marché des alternatives aux sacs en plastique. « Il y a notamment des sacs en tissu (coton, lin, denim, écru et soie), des sacs à base de fibres naturelles (aloès, vétiver, banane, rotin, raphia, vacoa et bambou), des sacs en papier, des sacs biodégradables et compostables, et des sacs en jute », a-t-il énuméré. « Il faut se rappeler que les sacs en plastique sont fabriqués à partir de dérivés du pétrole et qu’ils prennent plus de 400 ans pour se dégrader, causant ainsi non seulement une pollution visuelle, mais également une pollution marine – entraînant par leur ingestion la suffocation des espèces marines –, des épidémies (à travers la prolifération des moustiques) et la pollution de l’air, car émettant des gaz toxiques quand ils sont incinérés », explique pour sa part Sooresh Ram, de la cellule de communication du ministère de l’Environnement. Il précise que, selon les renseignements disponibles, nous utilisions environ 300 millions de sacs en plastique par an à Maurice. « C’est pour diminuer cette utilisation abusive des sacs en plastique et pour être en ligne avec la vision pour une île Maurice plus propre, plus verte et plus en sécurité, que le gouvernement a décidé d’interdire les sacs en plastique », a expliqué Sooresh Ram.