Une vingtaine d’artistes de la troupe de Tianjin ont ébloui les spectateurs jeudi soir au Mahatma Gandhi Institute (MGI), à Moka, lors du gala show organisé par la Chambre de commerce chinoise (CCC), le Centre culturel chinois (CCC) avec le soutien du groupe ABC Motors. Cette union de talents nous a permis de découvrir les merveilles de la culture chinoise à travers la succession de quatorze numéros étourdissants de magie, d’acrobatie, de démonstration d’armes, d’équilibre sur une main, de jonglerie de vases et de tables avec les jambes. Un divertissement fascinant qui a émerveillé petits et grands…
Ce sont les jeunes danseuses du CCC qui ont démarré la soirée avec des « Oriental drums ». Soigneusement exécutée, la chorégraphie est appréciée du public. Puis ce sera au tour de la troupe de Tianjin de nous éblouir. D’abord par ses plus jeunes artistes, les Kung-Fu kids. Vêtus de costumes rouges fluides, agrémentés de paillettes couleur argent sur les manches, quatre jeunes garçons au visage grave, nous présentent un enchaînement de mouvements, une combinaison d’esquives et d’assauts inspirés des arts martiaux des maîtres Shaolin, lesquels forment depuis 1500 ans l’élite du kung-fu chinois. Les petits minois, tout innocents, deviennent subitement guerriers. Rythmées par les cris, les gestes sont rapides et précis. L’énergie que ces enfants dégagent, la maîtrise de soi, la force et la souplesse portent la mémoire d’une culture millénaire.
Outre les arts martiaux, la troupe artistique de Tianjin réunit d’autres talents, comme dans ce numéro d’acrobatie particulièrement impressionnant exécuté par une femme. Ce numéro qui comporte la jonglerie d’objets lourds avec les pieds a impressioné plus d’un. Allongée à plat sur le dos, elle fait tourner un grand vase avec ses deux pieds. Elle le retourne dans tous les sens, le lance vers le haut, le rattrape comme en se jouant. Disposant d’un corps souple et de capacités acrobatiques incroyables, elle manie aussi aisément une table, parvient à maintenir le pied de cette table en équilibre — sur un seul pied — avant de la faire tourner.
Au sein de la troupe de Tianjin, chacun est spécialiste d’un art. On y découvre des danseurs, des acrobates, mais aussi des magiciens. Yang Xiaolei est un jeune magicien qui fait jaillir le feu de ses mains, le fait voyager d’une main à une autre. Un autre numéro consiste à faire apparaître des balles de ping-pong entre ses dix doigts qu’il transforme ensuite en tissus colorés, qui à leur tour se transforment en rose ou en parasol aux couleurs du drapeau mauricien. Conviant un enfant à le rejoindre sur scène, il parviendra aussi à faire apparaître des pièces de monnaie sur les habits de ce dernier, tout en l’aidant à faire tomber quelques-unes dans un récipient, sous le regard ébahi de ce dernier.
Un vrai plaisir pour les yeux
Le spectacle a aussi mis en scène un numéro de contorsion réalisé par deux jeunes filles. Un vrai plaisir pour les yeux où toutes deux, habillées comme des soeurs jumelles, offriront aux spectateurs des numéros de souplesse et d’équilibrisme à couper le souffle. Le duo va réaliser pendant près de 10 minutes des figures toutes plus difficiles les unes que les autres avec une facilité déconcertante. La contorsion, qui aurait dû nous rebuter, nous fait au contraire assister à un pur moment de grâce, de force, d’élégance, de raffinement.
Comme le numéro de contorsion, le Dancing ballet on Shoulder est une prestation surprenante d’une ballerine en équilibre sur l’épaule de son partenaire. Dotée d’une souplesse corporelle incroyable, la jeune acrobate exécute des figures à couper le souffle, s’étirant tel un élastique sur les épaules ou encore la tête de son partenaire.
Par ailleurs, la soirée a aussi vu la participation de chanteurs tels que le Malaisien Jiang Yufan pour un medley de chansons en mandarin et Wang Huming. Mais aussi des démonstrations de différentes armes, et la présentation de l’eryu par les musiciens du CCC.
Malgré l’absence de décor chaque année sur la scène que ce soit lors de la soirée de gala pour lancer le festival culinaire de Chinatown, ou encore lors de celle de la fête du printemps, l’assistance ne peut que compter sur les costumes aux couleurs chatoyantes et la prestation des artistes pour leur faire voyager vers le pays du soleil levant.