Alors que le jazz résonnait dans l’enceinte de l’IFM vendredi dernier, quelques privilégiés, invités du Mahatma Gandhi Institute (MGI) ou de la Haute commission indienne à Maurice, ont eu l’occasion d’assister à Ahimsa, spectacle de haut niveau réalisé par une troupe mixte Réunion-Inde-Maurice. Pour un aperçu de la riche culture artistique indienne.
Ahimsa, soit « la non-violence », était présenté dans le cadre des activités pour commémorer la naissance de l’apôtre de la non-violence, le Mahatma Gandhi. C’est dans un décor classique, rappelant des architectures indiennes ou la nature, que les artistes ont évolué sur scène, tantôt sur des musiques d’artistes indiens, tantôt réunionnais.
Tout au long du spectacle, Miquel Richeville, de La Réunion, a narré l’histoire, celle d’une danseuse qui va à la rencontre de ses amis et croise une femmes mystérieuse qui lui révèle les origines de sa passion pour la danse. « Elle lui raconte le pays de ses ancêtres qui aimaient l’art et la beauté… ».
Le spectacle présente ainsi à la fois une dimension contemporaine et classique, faisant appel à la mythologie hindoue.
Pendant deux heures environ, le spectateur a eu l’occasion d’avoir un bref aperçu de la richesse musicale et artistique de la Grande Péninsule à travers des danses, connues ou moins connues : le bharatanatyam, le kucchipudi, le chhau ou encore le kathakali, un théâtre dansé originaire du Kerala qui prend sa source au 17e siècle. Il se définit souvent comme étant un « théâtre complet ».
« La représentation du Kathakali est complexe. Une musique et un chant accompagnent des acteurs qui dansent et miment des scènes narratives par des expressions corporelles et émotionnelles, dans les costumes élaborés et des visages maquillés. » La narration en français de l’histoire a donné une touche particulière à ce spectacle. Elle a permis de démontrer le caractère multiculturel de la francophonie, de même que la langue française peut servir de médium d’expression pour toutes les cultures.