Au nom de tous les diplômés en bibliothéconomie et en science de l’information qui ont à coeur l’intérêt supérieur et l’avancement de leur profession, je tiens par ce billet, à vous lancer un pressant appel en vue d’initier des mesures concrètes et réformer par là même le Mauritius Council of Registered Librarians (MCRL) – qui est sous l’égide de votre ministère.
Je pense en toute sincérité qu’en 2000, quand la Mauritius Council of Registered Librarians Act fut promulguée à l’Assemblée nationale, elle comportait déjà quelques lacunes. Ceux à la base de ce texte de loi avaient-ils des arrière-pensées ? Auraient-ils mal conseillé le ministre des Arts et de la Culture d’alors ? Aujourd’hui, après dix ans d’existence, le bilan de ce conseil est loin d’être flatteur.
Parmi les objectifs du MCRL, rien ne semble favoriser la coopération et l’entente entre les différentes associations existantes. Même les noms de certains professionnels qui se sont fait enregistrer n’auraient pas été publiés dans la Government Gazette. Pire, les membres du MCRL ne sont pas choisis par voie d’élection – contrairement au Medical Council et au Dental Council, par exemple. De ce fait, le Conseil a-t-il quelque crédibilité ? La léthargie de ce Conseil est vérifiable par son bilan très peu reluisant (compte tenu du nombre d’activités organisées entre autres) depuis son existence. Les rapports annuels successifs déposés à l’Assemblée nationale en sont la preuve concrète. Les professionnels nommés sont-ils les meilleurs défenseurs de notre profession ? 
Autre anomalie notée : le « Grant » annuel versé par l’État est très rarement utilisé pour des projets valables. Au final, c’est la profession qui piétine en dépit de l’existence du MCRL.
Donc, je suggère des réformes concrètes répondant aux aspirations des bibliothécaires et qui soient susceptibles d’apporter une bouffée d’air frais, ou encore la dissolution de ce Conseil tout court.